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Projet de construction d’un centre de santé à Perkouan (Burkina Faso)

Compte-rendu mission oct-nov 2005

Rappel du projet

 

Le projet a pris naissance en oct nov 2004, à l’occasion de la rencontre avec le village
de Perkouan, situé dans la province du Sanguié, à environ 200 km de Ouagadougou. Il s’agit
d’un village de cases, très isolé et privé de toute source de développement. L’accueil
extrêmement chaleureux de la population, et les besoins énormes exprimés par elle,
particulièrement dans le domaine de la santé , ont conduit à élaborer, en étroite association
avec le village, un projet de construction d’un centre de santé. Un dossier a été soumis au
Conseil Général, et une subvention de 8000 Euros,( représentant une partie seulement de la
réalisation), nous a été accordée.


Evolution de la situation et changement de contexte


Un fois le premier financement acquis, une équipe de deux personnes de l’Association,
Brigitte Reynaud et René Bernard, s’est rendue sur place afin de préparer la finalisation du
projet. Or, une fois sur place, la mission a été informée de l’exploitation prochaine d’une mine
de zinc sur le site de Perkouan . Qui dit ‘’exploitation minière’’, dit ‘’développement
économique’’ du village, et, obligatoirement, respect d’un cahier des charges prenant en
compte les besoins du village en matière d’infrastructures éducatives, de santé etc… Le projet
de construction d’un centre de santé par notre association semble alors perdre toute
pertinence . Ce nouveau contexte change la problématique et les enjeux du projet.
Problématique et enjeux
La première question, devant cette situation nouvelle, est de se savoir si la poursuite
du projet a un sens . Pourquoi faire avec de petits moyens ce que des bailleurs industriels
peuvent faire avec de gros ? Dans ce cas, faut-il abandonner purement et simplement le projet,
au risque de frustrer profondément une population villageoise très mobilisée par rapport à
notre projet, ou bien en changer le contenu en choisissant un domaine non concerné par les
investissements de l’exploitation minière ? Mais dans ce cas, notre bailleur principal, le
Conseil Général de Vaucluse, va-t-il accepter qu’une subvention accordée pour un projet,
serve à financer un autre projet ?
Voilà la série de questions que nous nous sommes posées sur place. Il nous a semblé que la
seule manière de tenter de trouver des réponses était d’aller à la rencontre de toutes les
personnes, individuelles ou collectives, appartenant au village ou aux institutions, concernées
par le problème. C’est donc ce que nous avons fait, ce qui nous a permis de recueillir de
nombreuses informations susceptibles de nous éclairer, de les croiser et de les affiner, afin que
la décision qui sera prise soit la plus pertinente possible.

Rencontres des différents acteurs du projet

Rencontres avec les villageois :

Elles ont eu lieu d’une part directement, au village de
Perkouan, d’autre part avec les membres de l’association du village vivant à Réo, le chef-lieu
de la province du Sanguié. Au cours de ces rencontres s’est exprimé très fortement le souhait
que notre projet de construction d’un centre de santé soit maintenu coûte que coûte, afin que
le village ne soit pas privé du partenariat avec notre association dont il attend beaucoup en
termes d’ouverture, d’échange, de solidarité. Il a été souligné à plusieurs reprises par les
villageois que c’était la première fois qu’une association s’intéressait à ce village, ce qui est
logique étant donné l’isolement très grand du village.
Par ailleurs, les habitants de Perkouan semblent très sceptiques par rapport au projet
d’ouverture de la mine, et plaident pour le maintien du projet de notre association selon
l’argument : ‘’un tien valant mieux que deux tu l’auras’’.

Rencontre avec Issa Sorgho, responsable de la Maison de la Coopération
Décentralisée (MCD)


La mission de cet organisme est l’appui et le conseil pour les projets de coopération
internationale. Nous avons exposé à Issa Sorgho le projet tel qu’il était prévu, et le nouveau
contexte qui le remet en question. Il nous conseille de rentrer en contact avec tous les acteurs
concernés, en particulier avec le chef de projet d’exploitation de la mine, M.Barry. Il nous
indique également les procédures à suivre en cas de lancement de notre projet. En particulier,
il souligne la nécessité de signer une convention Peuples Solidaires/Association de Perkouan,
en cas de maintien du projet.

Rencontre avec Mathieu Arrondeau, en charge à l’ambassade de France des projets
de coopération non gouvernementale

La discussion reste assez générale. Le problème de la relation des villageois à la
médecine moderne, en concurrence avec le recours aux pratiques traditionnelles est soulevé,
ainsi que celui de l’accès aux soins et de leur coût. Pas d’éclairage particulier par rapport à
notre préoccupation.

Rencontre avec M. Porgo Issouf, coodonnateur du PNGT (Plan National de Gestion
du Terroir) pour la province du Sanguié-Boulkemdié

M. Porgo définit avec précision le rôle de coordination du PNGT , nous assure de la
possibilité pour nous de recourir à son appui en cas de maintien du projet, en particulier pour
tout ce qui concerne les appels d’offre dans le domaine de la construction.
Là encore, peu d’éclairage par rapport au problème de la mine, le PNGT n’étant pas
impliqué, directement ou indirectement, dans le projet minier.

Rencontre avec Mme Drabo, Directrice Régionale de la Santé

Cette rencontre va faire apparaître deux problèmes, concernant la construction
éventuelle d’un centre de santé, d’abord le fait que le ministère de la Santé impose la
construction d’un ensemble de santé complet, appelé CSPS (centre de santé et de promotion
sociale) comprenant dispensaire, maternité, pharmacie, logement pour le personnel, etc…, ce
qui représente un coût énorme, bien entendu. D’autre part, le ministère impose également que
le bailleur qui finance la construction, finance également l’équipement de l’ensemble.
Cela change évidemment la donne de notre côté, le financement obtenu ne correspondant plus
à ces deux contraintes. La possibilité de fonctionner par modules est évoquée.

Rencontre avec M. Barry, chef de projet d’exploitation de la mine de Perkouan

Cette visite ayant eu lieu après toutes les autres, et à un moment où nous avions une
bonne vue d’ensemble de la situation, nous a paru très constructive. En effet par delà les
informations techniques concernant le zinc, son mode d’extraction, son impact sur
l’environnement, les retombées économiques attendues etc…, nous avons longuement
échangé sur l’éventualité de travailler en partenariat : notre association, ‘’la mine’’, et le
village de Perkouan. M. Barry a semblé très ouvert à cette forme de collaboration, c’est
d’ailleurs de lui qu’est venue la proposition. Effectivement, cela permettrait peut-être de créer
une dynamique constructive au bénéfice des villageois, et ferait que les deux projets, celui de
notre association et celui de l’exploitation de la mine, ne soient pas antinomiques. Mais le
risque est bien entendu d’être ‘’récupéré’’ par la mine, voire instrumentalisé…

Conclusion


A l’issue de ces démarches et rencontres, il restait à exposer la situation au Conseil
Général. La réponse a été claire : la subvention accordée pour la construction d’un centre de
santé doit être utilisée pour ce projet et pour aucun autre. L’alternative est donc simple : ou
bien on adapte le projet au nouveau contexte avec le risque de récupération que cela
comporte, ou bien on perd la subvention et on retire le projet avec pour conséquence,
frustration et déception pour le village.

 

Mission Février 2006

 


Rappel :

le Projet de création d’un Centre de Santé pour lequel l’Association avait obtenu un financement du Conseil Général s’était trouvé confronté à un changement de contexte dû à l’annonce de l’implantation d’une mine de zinc sur le site du village de Perkouan, ce qui imposait de reconsidérer le projet. La précédente mission, en Novembre 2005, avait permis de définir le nouveau contexte et d’en analyser les différents paramètres. Au retour de la mission, la décision avait été prise par l’Association d’adapter le projet au nouveau contexte, en le re-dimensionnant, et en élaborant avec la population de Perkouan un contenu à caractère social plus marqué, susceptible de prendre en compte à la fois la réalité actuelle et également la réalité à venir liée à l’implantation de la mine .
Cela a été l’objectif de la mission de Février 2006

Déroulement de la mission :

Deux membres de l’Association ont participé à la mission : Brigitte Reynaud, coordinatrice du projet, et Céline Mollica, étudiante.
Brigitte Reynaud est restée sur place un mois, le mois de février. Céline Mollica, ayant choisi ce projet comme sujet de mémoire sur le thème du Développement, a décidé de prolonger son séjour jusqu’à la fin de l’année scolaire, ce qui permet un suivi du projet sur le terrain très utile.

Première phase : elle a consisté à rencontrer les partenaires du village de Perkouan afin de faire les choix pertinents pour la réalisation du projet, en tenant compte de leurs besoins immédiats urgents en termes de soins, mais aussi des besoins à moyenne et à longue échéance dans le domaine de la prévention et de l’éducation à la Santé, et enfin des besoins spécifiques liés à l’implantation de la mine.
Cette phase s’est déroulée sous la forme de réunions au village avec les différents acteurs concernés, notables, représentants de l’Association partenaire, en particulier son Président , Rasmane Ouando, les villageois et les villageoises. Echanges et discussions ont permis de dessiner les contours du projet. A la suite de cela, une Assemblée Générale a eu lieu au cours de laquelle un certain nombre de décisions ont été prises . Il a été convenu en particulier d’élire un comité de pilotage, chargé de coordonner le projet, et d’engager un « superviseur » rémunéré, pour s’assurer de la qualité technique du travail. Par contre, il a été décidé que la population, destinataire et bénéficiaire du projet, se chargerait bénévolement de la main d’œuvre, les femmes assurant l’approvisionnement en eau et en nourriture (le coût de la nourriture relevant du budget du projet).

Deuxième phase : à partir des éléments recueillis à la phase précédente, il a été a été convenu avec les représentants de l’Association partenaire, de rencontrer les autorités administratives de la Santé, à savoir, principalement, la Directrice Provinciale de la Santé, le Docteur Drabo, afin de s’assurer de la « faisabilité » administrative du projet tel qu’il était conçu . Nous avons rencontré également la Directrice de l’OCADES, organisme catholique intervenant dans le domaine de la santé, des acteurs du CREN, et de la PMI, qui oeuvrent contre la malnutrition, et pour la protection maternelle et infantile . D’autres organismes à vocation sociale comme le Planning Familial feront l’objet de rencontres ultérieures. Enfin, ont eu lieu des discussions informelles avec plusieurs agents de santé ayant l’habitude du terrain.
Ces différents interlocuteurs ont tous adhéré au projet et nous ont aidé à en affiner le concept, afin de rendre la structure à venir bien adaptée à l’ensemble des besoins. Ils se sont par ailleurs engagés (une convention sera signée avec chacun d’eux ultérieurement) à la « faire vivre » par l’animation de sessions de formation et par leur présence régulière sur place.
A l’issue de cette étape, un descriptif précis du projet ( voir en annexe) a été rédigé, servant à la fois de synthèse, et de base de départ pour la suite des opérations.


Troisième phase : il fallait désormais évaluer le coût du projet ainsi défini, et l’adapter au financement dont nous disposions. Pour cela, sur proposition de l’Association partenaire , il a été fait appel à un entrepreneur issu du village, à qui il a été demandé de conjuguer les choix arrêtés, avec les possibilités matérielles, et les impératifs financiers. Etant un « enfant du village », et considérant qu’il s ‘agissait là de sa contribution personnelle à la réalisation du projet , il a proposé de faire ce travail préparatoire sans rémunération. Il a donc établi un devis précis, ainsi qu’un plan correspondant à la demande.

Quatrième phase : Le projet étant désormais défini précisément, planifié, et chiffré, le Président de l’association a réuni la population du village, afin de l’informer, et afin surtout qu ‘elle s’organise pour se répartir les tâches.
Nous avons alors, Le Président de l’Association, et moi-même, rédigé et signé une convention nous engageant mutuellement pour la mise en œuvre et la réalisation du projet.(cf document en annexe).

Cinquième phase : Il ne restait plus alors qu’à faire parvenir le financement, depuis le compte de « Peuples Solidaires » jusqu’au compte de l’Association de Perkouan. C’est paradoxalement cette étape qui a été la plus compliquée, cette opération nécessitant un certain nombre d’intermédiaires bancaires. Finalement, le premier versement est parvenu le …1er Avril, ça ne s’invente pas !…
Le chantier doit normalement démarrer le 10 Avril.

Conclusion : Le retard que le projet avait pris du fait de l’annonce de l’implantation d’une mine de zinc a largement été rattrapé au cours de cette mission, grâce à l’étonnante mobilisation de la population autour de ce projet. Il se trouve que ce village bénéficie d’une excellente cohésion sociale, et d’une très bonne pratique de la démocratie participative, ce qui a rendu très fluide le déroulement des opérations, notre rôle se bornant à accompagner le mouvement impulsé par la population et ses représentants.
Il est à noter par ailleurs que, le volet social du projet étant dorénavant privilégié, cela suscite une plus grande implication de la population, dans la mesure où un certain nombre de personnes, en particulier de femmes, va pouvoir bénéficier de formations afin de jouer un rôle de relais et de devenir des personnes-ressource .
 

 

Projet Perkouan
Centre d’accueil Sanitaire et Social

Compte-rendu mission sept-oct-nov 2006


Rappel du projet


La 1ère phase du projet de Centre d’Accueil Sanitaire et Social , prévoyait 4 éléments, qui existent à ce jour :
- un bâtiment de dimension modeste destiné à la Consultation, et aux soins. C’est là que l’agent de Santé tiendra ses permanences
- un bâtiment plus spacieux destiné aux animations dans le domaine de la Santé : séances de prévention, de sensibilisation, de formation…
- un ‘’magasin’’ de petite dimension, dans lequel sont stockés et rangés les médicaments
- des latrines (2 latrines et une douche)

Cette 1ère phase a fait l’objet d’une mission en Février 2006, et d’un suivi, de février à juin 2006, assuré par Céline Mollica, membre de notre association. Elle a bénéficié d’un financement de 8000 euros, qui n’a cependant pas permis de prendre en compte la finition de ces bâtiments : (crépi extérieur, peintures intérieures), qui reste donc à prévoir .

La 2ème phase du projet, d’un financement de 8000 euros également, prévoyait la restauration de la Case de maternité, ainsi que la mise en place des structures permettant le fonctionnement du Centre. Cette phase a fait l’objet d’une 2ème mission, qui s’est déroulée de Septembre à Novembre 2006, et dont le compte-rendu suit.
Cette mission a été assurée par Brigitte Reynaud, coordinatrice du projet, ainsi que par René Bernard et Elisabeth Dumas, membres de l’association ‘’Peuples Solidaires’’

Structure et organisation du village autour de ce projet

Le village, avant la mise en œuvre du projet, avait élu un Comité de Gestion, dont la mission est de piloter le projet. Toutes les décisions, tous les choix, tous les problèmes rencontrés, font l’objet de réunions de ce comité de gestion, de discussions et de votes, dont il est rendu compte sous forme de procès-verbaux. Toute l’organisation tend à la transparence, qui est une exigence et une préoccupation permanente.
 

Jeudi 21 septembre 2006 : Visite du Centre à Perkouan


La Structure se présente sous la forme de 2 bâtiments principaux : l'un de petite dimension, destiné aux consultations de l'agent de santé, aux injections, plus une petite pièce de repos. L'autre, plus vaste, destiné aux différentes rencontres, animations, formations ds le domaine de la santé.
Un magasin et trois latrines complètent l'ensemble.

La première impression est satisfaisante, cependant qques restrictions apparaissent : la plus importante concerne la disposition des bâtiments les uns par rapport aux autres, qui ne respecte pas le plan, ce qui n'est pas sans conséquences : initialement, les deux bâtiments, consultation et animation, devaient se faire face, et être reliés par une toiture définissant un espace, couvert et ouvert, d'attente et d'échange. Cette disposition n'a pas été respectée : les 2 bâtiments sont alignés, et l'espace qui les sépare ne peut plus jouer le rôle prévu. De plus, l'accès au Centre se fait précisément par cet espace, ce qui nuit à l'unité de l'ensemble telle qu'elle avait été pensée. L'entrepreneur, Claude Babine, interrogé à ce sujet, a répondu qu'il s'agissait d'une erreur sans doute due au fait qu'au moment de faire le tracé, il avait été tenu compte de la position de l'ancienne case de maternité, et non du plan…
Par ailleurs, il manque des aérations dans les latrines, ainsi que ds la salle d'injection, ce qui devrait être corrigé sans surcoût.
Enfin, il reste encore les finitions que le précédent financement n'avait pas permis : les peintures intérieures des 2 bâtiments, le crépi extérieur, les plafonds dans le bâtiment de soin.
En conclusion la réalisation est globalement satisfaisante, mais il va falloir faire les bons choix pour finaliser l'ensemble, afin que le Centre remplisse la mission pour laquelle il a été créé .


28 / 09 / 06 Réunion générale : bilan et perspectives

Ordre du jour :
- bilan moral
- bilan matériel
- bilan financier
- perspectives

bilan moral
Le président de l'association présente les 24 membres du Comité de Gestion , puis fait le récit des différentes étapes du chantier, des difficultés rencontrées, de la façon dont elles ont été surmontées. La plus sérieuse a été la prolongation des travaux au-delà du début de l'hivernage, soit après le début des travaux des champs. Mais cela n'a pas empêché la poursuite du chantier.
Le chantier a été conduit par le maçon, et la main d'œuvre assurée par les villageois. Le village de Perkouan est divisé en 3 quartiers. chacun d'eux participait à tour de rôle. Cette organisation a été respectée, aucun quartier n'a fait défaut à aucun moment.

Le chantier a démarré le 7 Avril, et la première phase a duré jusqu'au 12 Mai, soit 31 jours. Le premier versement de France était de 2 6130628 FCFA.

Concernant l'acheminement du deuxième versement, d'un montant de 2 272 895 FCFA, un problème est survenu au niveau de la banque, qui n'en retrouvait pas la trace. L'attente a duré 36 jours.

Le chantier a repris du 19 juin au 9 Août, soit 42 jours, puis a suivi une période de repos de 15 jours.
Le troisième et dernier versement d'un montant de 247 403 FCFA a permis de finir les travaux du 24 Août au 2 septembre.
Le chantier, prévu pour 50 jours, a duré effectivement 73 jours
La prise en charge de la nourriture, avait été prévue pour un montant de 10 000 FCFA/jour. Le comité de gestion a proposé de réduire cette somme à 7500FCFA, afin de faire des économies au profit de la réalisation du projet. Ce qui a été accepté, et a permis une économie de101 700FCFA, qui ont servi à boucler le projet.

Conclusion : L'implication du village pour mener le chantier à son terme a été exceptionnelle ( ''du jamais vu à Perkouan'' selon une villageoise…). Le rôle des femmes a été tout particulièrement important: c'est elles qui ont assuré l'approvisionnement en eau, et qui ont préparé la nourriture pour la main d'œuvre..


Bilan matériel L'entrepreneur, responsable du chantier, Claude Babine, rend compte de son travail. Il dit avoir assuré le suivi par sa présence sur le chantier. Il reconnaît quelques imperfections par rapport à la réalisation. En particulier, l'implantation des bâtiments ne correspond pas à ce qui était prévu sur le plan. Il déclare que le choix a été fait par rapport à l'emplacement de la case de maternité.
Par ailleurs, il rappelle le problème rencontré concernant l'augmentation de la rémunération du maçon par rapport au devis, de 500 000 FCFA à 825 000 FCFA . Il dit avoir contacté directement l'Association ''peuples Solidaires'', sans passer par le Comité de Gestion, et avoir reçu le feu vert. Il reconnaît que cela pose problème. Ce que je confirme, en tant que représentante de notre Association : il est très délicat d'évaluer une situation à une si grande distance, encore plus de prendre une décision dans un tel contexte. Il est convenu pour l'avenir, d'en référer systématiquement au Comité de Gestion.

Le maçon prend ensuite la parole et dit qu'il n'a rencontré aucun problème particulier. Il salue le travail et l'implication de la population.

Bilan financier Le trésorier Jean-paul Bassolé rappelle les dates et le montant des 3 versements envoyés par ''Peuples Solidaires'', soit :
- 1er versement 2 628 000 FCFA le
- 2ème versement 2 272 895 FCFA
- 3ème versement 247 403 FCFA

Lors des problèmes rencontrés dans l'acheminement de l'argent, le trésorier, qui est également commerçant en matériaux de construction dit s'être débrouillé pour éviter l'interruption du chantier. Il déclare avoir soutenu le projet en s'engageant personnellement parce qu'il avait confiance dans les bailleurs.

Les 5 134 126 FCFA représentant les 3 versements ont été dépensés en totalité. Il y a un reliquat de 125 000 FCFA + 220 000 FCFA soit un total de 345 000 FCFA à régler respectivement à l'entrepreneur et au maçon.
Selon une décision prise par le Comité de gestion, 180 525 FCFA représentant du matériel stocké et non utilisé, ont été déduits de la dette.


Perspectives

Recensement des travaux à faire et des équipements à prévoir pour que le Centre devienne opérationnel :
- restauration de la case d'accueil maternel et infantile
- mise en place d’un CREN (voir plus bas)
- aérations dans les latrines et le bâtiment destiné aux soins
- plafonds dans le même bâtiment
- peintures intérieures ?
- crépi extérieur ?
- hangar d'accueil ?
- signalétique ( panneau d'entrée …)
- terrasse/galerie devant les 2 bâtiments principaux ?
- bancs, table, chaises (salle d'animation)
- rayonnages pour matériel CREN et médicaments
- armoires métalliques
- éclairage ?
- lits (mise en observation, repos de l'agent de santé)
- frais de fonctionnement ( carburant, cartes téléphoniques, entretien mobylette du coordonnateur, papeterie,
- inauguration ( partage village / ''Peuples Solidaires'') ?

En conclusion de la réunion, sont annoncées les différentes rencontres à venir, destinées au démarrage de l'activité du Centre :
- rencontre avec la Direction de la Santé (Mme Drabo)
- rencontre avec les Conseillers municipaux de Perkouan en vue de l'officialisation du Centre
- rencontre avec la responsable du SMI-CREN (Santé maternelle et infantile – Centre de Récupération )


Rencontres préparatoires à la mise en place du fonctionnement du Centre

- Mme Drabo, directrice de la Santé
- M Dabiré Dieudonné major du CSPS de Bonyolo
- Visite du Centre de Santé associatif de Goundi (à titre d'exemple de ce qu'on peut faire)
- Mme Valea directrice de l'Ocades organisme responsable des Cren
- Sœur Jeannette responsable du Cren de Réo et future formatrice des animatrices de Perkouan

Chacune de ces rencontres a permis de préciser et d'affiner le futur mode de fonctionnement du Centre


Mise en œuvre du projet

Le Comité de Gestion a fait les choix, parmi les perspectives recensées au cours de la réunion de bilan, de ce qui a été estimé comme prioritaire, en fonction du budget dont il disposait.
Le volet principal de cette étape concernait la restauration de la Case de maternité, comme prévu par le projet.
Après consultation du maçon, et de l’agent de santé-maïeuticien, il s’est avéré que l’état de la Case de maternité déjà existante, dans laquelle accouchent actuellement les femmes, ne permettait pas d’envisager une restauration : trop détériorée, dépourvue de système d’évacuation, et située dans une zone très humide donc malsaine. La décision a donc été prise de la reconstruire, en l’intégrant aux 3 bâtiments déjà existant., et en l’adaptant aux exigences de la Direction de la Santé. En effet, la politique de la Santé préconise l’accouchement dans les CSPS Mais le CSPS le plus proche se trouvant à 12 km, de nombreuses femmes ne peuvent s’y rendre. La vocation de cette structure sera donc, d’une part, la prise en charge de l’accouchement d’urgence uniquement.. D’autre part, la prise en charge de la santé maternelle et infantile (SMI). Elle s’appellera donc Case d’accueil Maternel et Infantile
La même structure accueillera également le CREN, qui disposera ainsi d’un espace approprié, et adapté à ses besoins spécifiques.
Il est décidé d’implanter cette structure en vis à vis de la salle d’animation, afin de redonner une unité à l’ensemble, que la disposition choisie par l’entrepreneur avait compromise.
Un devis a été demandé à 2 maçons différents. Le devis le moins coûteux (1 200 000 FCFA) a été adopté en réunion du Comité de Gestion.
Le Comité de Gestion a décidé que pour l’achat des matériaux de construction, et de l’équipement, des devis comparatifs devaient être établis, et les prix négociés au plus juste. Il m’a été demandé en tant que représentante de l’Association ‘’Peuples Solidaires’’, d’accompagner cette démarche. Ce que j’ai fait, en compagnie du Président du Comité de Gestion, du Trésorier, et du Secrétaire.

Le Comité de Gestion a également décidé de reconduire l’organisation du travail, telle qu’elle avait fonctionné pour la première phase : La main-d’œuvre étant assurée, bénévolement, et à tour de rôle, par chacun des 3 quartiers que comporte le village. Les femmes, réparties également par quartier, assurant l’approvisionnement en eau pour le chantier, et en nourriture pour les hommes.
Le coût de la restauration de la main d’œuvre sur le chantier a fait l’objet d’une évaluation et d’un vote
Les frais de fonctionnement (carburant, cartes tel., déplacements, entretien mobylette du coordonnateur, papeterie …) font également l’objet d’une discussion et d’un accord.


Le 2ème volet concernait la mise en place du CREN. Un budget a été établi (cf document joint), en collaboration avec le CREN de Réo, qui servira de structure de référence et de formation pour le Cren de Perkouan

Le 3ème volet concernait l’achat de l’équipement et destiné au fonctionnement du Centre. Le Comité de Gestion, après discussion, et délibération en a établi la liste comme suit :
- 18 bancs pour la salle de réunion
- 8 chaises
- une table pour la salle de réunion
- 2 armoires métalliques une pour la consultation de l’agent de santé, et une pour la consultation du Cren
- 2 tables pour les 2 salles de consultation (agent de santé et Cren)
- rayonnage dans le dépôt pharmaceutique

Dans cette tranche ont été également prévus les compléments d’équipements des bâtiments :
- 2 fenêtres supplémentaires pour le bâtiment de santé
- le plafonnage du même bâtiment

Missions et fonctionnement du Centre (rencontres avec Dieudonné Dabiré, agent de Santé et le Dr Drabo Directrice Régionale de la Santé)

Un agent de Santé du CSPS de Bonyolo dont dépend le village de Perkouan, assurera 2 ou 3 permanences par semaine au Centre Sanitaire et Social de Perkouan, où il exercera un suivi de la population pour les problèmes de santé ne relevant pas d'une hospitalisation

Il sera assisté d'un A.S.C. (Assistant de Santé Communautaire), dont le rôle sera de gérer le stock de médicaments acheminés depuis la France : tenue d'un registre faisant apparaître les entrées et les sorties de médicaments, tenue d'un cahier de comptes, et gestion financière des médicaments.
Une partie des médicaments est acheminée depuis la France, par l’intermédiaire d’ ‘’Aviation sans Frontières’’ et de notre association ‘’Peuples Solidaires’’, à raison d’un envoi par mois. 5 envois ont déjà été effectués.
Le complément de médicaments nécessaires à la population, sera acheté par l’agent de Santé auprès de la Cameg.
Il a également été décidé de constituer une trousse pharmaceutique de base et de la confier à l'ASC, pour les petits soins, en l'absence de l'agent de Santé .

Les médicaments seront vendus à un prix social unique, à déterminer par le Comité de Gestion.

Les bénéfices générés par la vente des médicaments servira d’une part à payer le carburant de l'agent de Santé, au cas où le budget du CSPS de Bonyolo ne permette pas de le prendre en charge, d’autre part à l'achat de médicaments génériques adaptés aux besoins locaux, et complémentaires des médicaments envoyés de France.
:
Grâce à la présence sur place, parmi les membres de Peuples Solidaires, d’une infirmière, Elisabeth Dumas, les consultations ont pu commencer, et ont connu immédiatement un vif succès. La population a manifesté sa très grande satisfaction de la mise en place de cette structure .

Mise en place du SMI-CREN (Centre de Récupération et d’Education Nutritionnelle)

Le CREN est une structure de santé destinée à répondre aux cas, très fréquents, de malnutrition des enfants.
Mission et Objectifs du Cren
Le CREN comporte 2 objectifs principaux :
- un objectif curatif : permettre à ts les enfants malnutris de retrouver rapidement un équilibre suffisant par un régime adéquat et des soins médicaux adaptés
- un objectif éducatif et préventif qui consiste à apprendre les principes d’une nourriture adaptée aux besoins de l’enfant, e de l’hygiène alimentaire et ceux de l’hygiène de vie en général.

Le traitement curatif

Au niveau des CREN, les enfants sont soumis à un régime simple composé de plats locaux préparés avec les denrées rencontrées sur le marché. On utilise généralement des plats à base de céréales (riz, mil) additionnés d’aliments riches en protéines ; arachide, niébé, lait écrémé, poisson séché, viande, oeufs. On y ajoute de l’huile d’arachide et un peu d’huile de palme. L’association de céréales et légumineuses est particulièrement intéressante car elles se complètent et permettent d’équilibrer les plats (8).
Les mères participent activement à l’approvisionnement, à la préparation des plats et l’alimentation des enfants.
Cette action curative en faveur de l’enfant malnutri a le mérite d’être en même temps préventive et sera bénéfique pour les autres enfants de la famille. De même cet “enseignement” sera spontanément diffusé par les mères dans leur environnement familial et relationnel.
Le régime est également associé à un traitement médicamenteux (déparasitage, chloroquinisation...)
L’éducation nutritionnelle et sanitaire
Elle est faite à l’endroit des mères,
L’essentiel du travail est de leur apprendre la valeur nutritionnelle des différents aliments disponibles, comment les associer afin d’obtenir des repas de bonne qualité ; mais aussi de leur faire comprendre la relation étroite entre une alimentation bien conduite et un bon état de santé. Ainsi on essaie d’introduire les notions suivantes :
- allaiter les enfants le plus longtemps possible,
- diversifier l’alimentation de l’enfant vers le 4e/6e mois,
- faire suivre l’enfant dans un poste de santé,
- comment rendre l’eau potable,
- soins à apporter à un enfant diarrhéique,
- vaccinations,
- planning familial,
- alphabétisation.

Fonctionnement du CREN
Le fonctionnement du Cren repose en priorité sur la consultation, assurée par des femmes du village ayant suivi une formation spécifique leur permettant de repérer
-la déshydratation
-la fièvre
-l'anémie
-la diarrhée

La consultation consiste essentiellement en conseils à propos de l'alimentation, de l'hygiène, de la prévention. Les animatrices prescrivent également les médicaments de base nécessaires à la santé de l'enfant :
- nivaquine
- aspirine
- paracétamol
- acide folique
- multivitamines
- anti-parasites
- spiruline
- éventuellement lait…

La consultation fait l'objet d'une fiche individuelle par enfant, destinée à faire apparaître l'évolution du poids de l'enfant d'une consultation à l'autre.

En fin de mois, les animatrices font un rapport d'activités à destination du CSPS dont dépend le Cren, sous la forme d'une fiche de synthèse, qui permet de tenir l'agent de Santé informé en matière de santé infantile

Le Cren a également une vocation pédagogique dans le domaine de l'alimentation : démonstration de fabrication de bouillies pour les enfants, apprentissage des principes de nutrition et d'équilibre alimentaire, séances d'animation et de sensibilisation concernant les problèmes d'hygiène alimentaire, et d'hygiène tout court, etc…

Les animatrices perçoivent une rétribution, dont le montant sera décidé collectivement par le Comité de Gestion du projet

Gestion du Cren

La mise en place d'un Cren nécessite une grosse mobilisation ainsi qu'un gros investissement de départ .
En effet il faut
-former les animatrices,
-acheter les médicaments,
-acheter le matériel de cuisine nécessaire, acheter les denrées alimentaires destinées à la fabrication des bouillies.
Tout cela fait l'objet d'un budget spécifique à l'intérieur du budget global du projet.

Conclusion

La mise en place d'un Cren est un lourd investissement, mais représente un enjeu majeur pour l'éducation à la santé, dans un village qui n'a pas d'accès aux soins à moins de 12 km.

 

Recrutement d’un ASC (Assistant de Santé Communautaire) et de 2 animatrices pour le CREN.
Ces recrutements ont été faits sous la forme d’un examen annoncé officiellement, et adapté aux besoins de la mission. La correction et la proclamation des résultats ont été faites selon des règles de rigueur et de transparence définies en réunion du Comité de Gestion.


Conclusion générale

La mission a duré 11 semaines, ce qui est très long, mais cela a permis de ne pas travailler dans l’urgence, et d’améliorer encore la qualité de la collaboration entre le village de Perkouan et notre association.
Cela a permis également de gérer les quelques situations de tension, voire de conflit, causées par les rivalités qu’un tel projet fait naître. Mais il est à noter que la cohésion des villageois, et leur implication dans le projet n’ont pas cessé de faire notre étonnement et notre admiration.
Les problèmes, lorsqu’il y en a eu, sont venus des ressortissants du village, qui n’habitent pas le village, mais qui souhaitent s’approprier le projet et le piloter. Ils sont difficiles à contourner, mais ne doivent pas être exclus du projet car ils font le lien avec les autorités administratives locales.
Le projet, au point où nous l’avons laissé, paraît en bonne voie d’aboutissement. Toutefois, les choix qui ont été faits jusqu’à présent en fonction des besoins et des priorités, n’a pas permis la prise en compte de certains éléments pourtant importants : en particulier le crépi extérieur des bâtiments, les peintures intérieures, des galeries extérieures pour protéger les bâtiments contre la chaleur, un hangar pour les démonstrations d’hygiène alimentaire du Cren, et enfin une clôture et un portail, afin de donner à l’ensemble une unité. C’est pourquoi, nous avons d’ores et déjà programmé une troisième et dernière phase de travaux, à laquelle nous espérons que le Conseil Général restera favorable

 

 

 

 

 

 

rencontre avec M Barry directeur de la mine (15 sept 2006)

La reprise de contact avec le directeur de la mine, M Barry, a permis de redéfinir nos positions respectives par rapport aux deux projets, le centre d'animation sanitaire et social pris en charge par ''Peuples Solidaires'' d'une part, le csps qui sera pris en charge, ultérieurement, par la Société d'exploitation minière, d'autre part. La complémentarité des deux projets est désormais clairement établie : la vocation sanitaire du Centre d'animation sera limitée à la période d'attente du CSPS, afin de compenser l'absence totale d'infrastuctures de santé ds le village. Le début de l'exploitation de la mine étant fixé à 2008, le durée prévue est d'environ 2 ans,. Par contre la vocation sociale du Centre en sera renforcée à partir de cette date, étant donné le lourd impact que va générer l'implantation de la mine sur le plan social (apport massif de populations vers le village, accroissement des risques de santé, perturbation de l'équilibre social, etc…).
Ds ce contexte, nous avons abordé le sujet de l'emplacement du CSPS par rapport au Centre, et nous sommes tombés d'accord pour laisser les villageois en décider. Nous avons toutefois noté que le bon sens voudrait que, les deux structures étant complémentaires, elles soient également voisines.
M Barry a confirmé ce qui avait déjà été annoncé lors de la rencontre avec le dirigeant australien, M , à savoir que Nantou Mining était prête à appuyer d'éventuelles initiatives de développement local de la part du village, destinées à anticiper sur les conséquences créées par la fin de l'exploitation de la mine ( aide à la petite industrie locale, à la maraîcherculture, transformation des mangues etc…).C'est sans doute à ce niveau que le rôle du Centre d'animation pourra être optimisé, en tant qu'espace de rencontres, de sensibilisation, de débat …


En conclusion, ds la mesure où l'implantation de la mine est un fait incontournable et irréversible, il semble qu'il soit davantage de l'intérêt de la population de maintenir un contact entre elle et nous, afin que nous ne risquions pas de devenir un facteur de tension ou de division.

 

 

Projet Perkouan
Centre d’Accueil Sanitaire et Social

Compte-rendu de la mission sept-oct 2007


Objectifs de la mission :

- Bilan de l’année écoulée
- Analyse des problèmes rencontrés et éventuellement des dysfonctionnements, recherche de solutions pour y remédier
- Perspectives :
Finitions des bâtiments et de la structure (galeries, crépi extérieur, peintures intérieures, clôture)
Décisions par rapport à l’acheminement des médicaments
Mise en place du Comité de Gestion
Mise en route des activités de sensibilisation

Rappel du projet

La 1ère et la 2ème phase du projet se sont déroulées entre 2005 et 2007. Elles ont permis la réalisation d’une infrastructure de santé composée des éléments suivants


- une salle de réunion et d’animation
- un poste de soin, comportant 3 pièces : une salle d’attente, une salle de consultation, une salle d’injection
- une case d’accueil maternel et infantile comportant
une salle d’accouchement d’urgence, conçue et équipée en fonction de sa destination ( socle bâti pour l’accouchement, évacuation et puits perdu, aération) , et une salle de consultation pour le CREN (voir mission précédente)
- un dépôt pharmaceutique
- 2 latrines, et une douche
.
Chacun des bâtiments a été équipé en fonction de sa destination.
- dans la salle de réunion
18 bancs
1 grande table
2 chaises
- dans le poste de soins
1 bureau pour la consultation
3 chaises
1 armoire métallique fermée à clé
1 meuble de rangement pour le petit matériel de soins
- dans la case maternelle
un bureau pour la consultation du CREN
2 chaises
1 table et un pèse-bébé
du matériel de cuisine pour les animations du Cren
- dans le dépôt pharmaceutique
1 table
1 chaise
1 meuble de rangement
1 rayonnage pour les médicaments


La 2ème phase du projet a également permis de recruter et de former :
2 animatrices pour le Cren
1 aide-pharmacien
1 aide-soignant

 Mise en route et fonctionnement du Centre

Les activités du Centre ont débuté à partir de Janvier 2007, soit à partir de la fin de la deuxième phase des travaux

Le poste de soin :

Il avait été convenu avec Madame Docteur Drabo, Directrice de la Santé de la Province du Sanguié, que l’agent de santé du CSPS de Bonyolo, dont dépend le village de Perkouan, assurerait une permanence au Centre Sanitaire de Perkouan 2 fois par semaine, dans le cadre de son service normal. Le Centre s’était engagé à prendre en charge le coût du carburant pour se rendre sur place (Perkouan se trouve à 12 km de Bonyolo).
Cet accord a été respecté de Janvier 2007 à début Juin 2007, soit pendant une durée de 5 mois. Durant cette période, le système mis en place a fait la preuve non seulement de sa viabilité, mais surtout de son utilité, les villageois ayant très vite intégré ce service à leur vie quotidienne.
Mais à la suite de l’intervention malheureuse de Madame Froget, étrangère à l’association et au projet, et qui a semé la confusion sur place, l’agent de Santé, mal informé par cette personne, et par ailleurs très occupé par son propre service, a décidé de suspendre ses permanences, en attendant que les choses se clarifient avec notre association. Les conséquences de cette situation ont été sérieuses. D’une part les villageois ont énormément souffert de cette absence, d’autre part l’activité du Centre qui montait en régime régulièrement depuis Janvier, a chuté brutalement.
Dès mon arrivée, j’ai rétabli le contact avec l’agent de Santé, j’ai levé les malentendus causés par madame Froget, qui ignorait tout de la problématique du projet, et nous nous sommes attelés, conjointement avec le Comité de pilotage du Centre, à remettre les choses en marche. Les permanences ont repris le 5 Octobre.

La case d’accueil maternel et infantile :

La salle d’accouchement d’urgence : un chiffre pour commencer : 120 enfants sont nés au Centre depuis son ouverture. Le chiffre parle de lui-même. En effet l’absence de l’agent de santé n’a pas eu de conséquences sur l’activité de la case maternelle, dans la mesure où les accouchements sont assurés par l’accoucheuse villageoise, qui pratique cette activité depuis très longtemps à Perkouan. Mais jusqu’à présent, elle opérait dans une case de maternité tout à fait insalubre ( voir photos). De ce fait, la plupart des femmes accouchaient chez elles, avec tous les risques que cela comporte, surtout lorsque les conditions d’hygiène font défaut, comme c’est le cas à Perkouan. Donc, aujourd’hui, cette activité du Centre fonctionne bien. Par contre, dès qu’un accouchement se présente mal, l’A.V. ( Accoucheuse Villageoise) demande à la famille d’emmener la mère au CSPS de Bonyolo. Si elle n’est pas transportable, elle fait appeler par portable l’ambulance de Bonyolo . Elle est par ailleurs assistée par la sage-femme de Bonyolo, qui se rend régulièrement à Perkouan pour le suivi des femmes pendant leur grossesse. A ce jour, l’accoucheuse se dit totalement satisfaite de son nouvel environnement.
 


Le CREN (Centre de Récupération et d’Education Nutritionnelle)

Les deux animatrices recrutées en 2006 ont été formées conformément à ce qui avait été prévu. Elles assurent leur service depuis le mois de Janvier 2007, à raison de 2 permanences par semaine, associées à celles de l’agent de Santé, car les 2 activités sont complémentaires.
Toutefois, un problème est survenu à leur niveau. En effet, l’une d’elles, Germaine Ouando, a trouvé un travail de cantinière sur le site de la mine de zinc, dont les préliminaires de mise en route ont commencé. Elle souhaitait conjuguer les 2 activités, mais cela s’avère trop difficile. Elle a donc proposé au Comité de pilotage de transmettre les compétences acquises grâce à la formation à une nouvelle animatrice, mais elle s’engage à rester présente au sein du Cren, et à y jouer un rôle actif. Le Comité a accepté sa proposition.

L’activité du Cren n’a pas encore atteint son plein régime, pour la simple raison qu’elle est directement liée à un travail de sensibilisation qui n’a pas encore été mis en place. La programmation de l’activité de sensibilisation a précisément fait partie des objectifs de la cette mission.
Malgré cela, les consultations et le suivi en matière de malnutrition ont concerné dèjà de nombreux enfants . Il reste à sensibiliser davantage les mamans et aussi les pères, afin que ce problème de santé majeur soit traité plus largement au village de Perkouan .

Le dépôt pharmaceutique :

Il est alimenté en partie grâce à l’acheminement de médicaments depuis la France, par l’intermédiaire d’Aviations Sans Frontières, en partie par l ‘achat de médicaments sur place pour compléter.
La gestion du dépôt est assurée par un animateur qui a bénéficié d’une formation spéciale. Tout ce qui concerne ces médicaments est consigné sur des cahiers qui font l’objet d’une surveillance régulière de la part du Comité de Pilotage

 La gestion financière du Centre

Le financement des bâtiments, de l’équipement, et des formations a été assuré par notre Association Peuples Solidaires-Avignon. Notre association a par ailleurs assuré depuis juin 2006 jusqu’en Juin 2007 l’acheminement de M.N.U (Médicamnts Non Utilisés) par l’intermédiaire d’Aviation Sans Frontières (ASF), et de Pharmacie Internationale (PHI), à raison d’un envoi de plusieurs colis par mois.

Ce système a permis de générer des revenus pour le Centre, destinés à être réinvestis pour compléter et renouveler le stock de médicaments, ainsi qu’à dédommager (modestement), chacun des animateurs.

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