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Séjour Burkina Décembre 2009-Janvier 2010


Perkouan


Jacques, Brigitte, Christian

 


Bilan de l’ Activité du Centre Sanitaire de Perkouan Du 15 Septembre 2009 au20 Novembre 2009 (réunion du Coges le 7 Janvier)


Dernier Rapport du Commissaire aux Comptes du Coges (Comité de Gestion)

Recettes

Accouchements : 68
Consultations : 151
Hospitalisations : 11
Inspections : 16

Total : 82 900 FCFA

Dépenses

Motivations animateurs
Divers

Total : 110 000 FCFA Déficit : 27 100 FCFA


Pharmacie

Achat médicaments : 629 320 FCFA

Vente médicaments : 343 270 FCFA Bénéfice : 286 050 FCFA


Conclusion :

Le déficit chronique du fonctionnement qui oblige à creuser dans le bénéfice des médicaments, perdure. La situation n’évoluera que lorsque le jardin et les ruches communautaires seront devenus véritablement rentables (voir les Compte-rendus spécifiques).
C’est la motivation des animateurs qui reste de ce fait le maillon faible du dispositif : ils sont très peu payés alors qu’ils sont présents au Centre à tout moment, ce sont eux qui arrosent le jardin, en + de leur activité au Centre, et ils se plaignent, forcément. Le Cogès leur demande de patienter et de ne pas se décourager, en attendant les résultats du jardin et des ruches.


Le jardin communautaire (Jacques)


Le jardin communautaire a été demandé par l’Association pour le Développement de Perkouan, afin de générer les revenus nécessaires au salaire des animateurs du Centre Sanitaire et Social (construit avec le concours de Peuples Solidaires-Avignon et du Conseil Général, de l’association Asso-Tchéné et de dons privés ).
Une fois la construction réalisée , un infirmier a été nommé par l’administration de la santé. Quatre animateurs ,recrutés par l’Association de Perkouan, l’assistent:
- l’accoucheuse Pascaline KAYANA
- l’aide accoucheuse ( qui est formée par l’accoucheuse pour prendre sa suite) Chantal KAMOUNI
- l’aide infirmier qui fait également office de jardinier Baya BADO
- le « pharmacien » Marie KANFOLE
- l’animatrice CREEN Exona TAYALA
Nous avons eu plusieurs entretiens avec les animateurs, avec Rasmané OUANDO Président de l’association pour le développement de Perkoa, l’abbé NICOLAS correspondant KOKOPELLI sur Réo, Idrissa YAGO technicien agricole de Réo récemment retraité, Adama BARRY Directeur Général de NANTOU Mining limited basé à OUAGADOUGOU.
Ces entretiens ont été conduits séparément, notamment celui avec les animateurs car il y a actuellement une tension entre ces derniers et les représentants de l’association, à propos de leur salaire, très bas

Le jardin :
De section carrée, grillagé sur son pourtour avec un portail du côté du Centre sanitaire, et un puits du côté opposé. Il a une superficie de 900 m2 et est actuellement planté en oignons comme tous les jardins de Perkoa.
Entretien avec les animateurs :

La pompe consomme trop d’essence, environ un litre par heure . L’essence coûte 750 F le litre soit plus d’un € . Les animateurs sont donc obligés d’arroser à la main soit 1h30 matin et soir à quatre personnes.
Ils n’ont pas d’engrais pour favoriser la pousse des oignons.
Le tuyau d’amenée d’eau est trop court d’environ 2ml.Les horaires de travail au centre sont de 7,30 à 12,30 le matin et de 15,30 à 17,30 l’après midi. L’arrosage se fait donc pendant les heures de travail et les animateurs se plaignent de ne plus être aidés par la moto pompe.
« Nous n’avons pas eu d’engrais, pas d’insecticide, c’est dur d’être du matin au soir, on n’est pas payé, on touche 5000 f par mois ».

D’autre part les femmes qui ont besoin d’eau pour le Centre et notamment la maternité, laissent fréquemment le portail du jardin ouvert. Les animaux ( chèvres, moutons) entrent et mangent les pousses des cultures.

L’estimation de la récolte d’oignons :
On pourrait lever 15 sacs de 50 kg la 1ere quinzaine de janvier qui pourrait se vendre au cours actuel de 9000 f le sac.
Il faudra déduire les frais de récolte, l’engrais, les traitements,le coût de l’arrosage. A propos de ce dernier poste il est clair qu’avec la consommation actuelle de la moto pompe l’arrosage reviendrait à un coût exorbitant. De la plantation à la récolte, il faut compter trois mois, soit 90 jours de culture. Si on utilise un litre d’essence par jour à 750 F le litre on arrive à un total de 67500 f. 15 sacs à 9000 francs font 135000 francs. L’arrosage dans ces conditions revient à la moitié du produit, ce qui est prohibitif.

La plantation se fait début décembre et la récolte fin mars. Très bien valorisée mais très chère à produire car il y a de nombreux ravageurs sur cette culture qui nécessite beaucoup de soins et de traitements.
Les oignons sont très bien valorisés en novembre début décembre de l’ordre de 20 000 f le sac. Mais ce n’est pas possible de produire cette culture plus tôt car il y a trop d’humidité et les sols de Perkoa sont trop argileux, il faut des sols drainants, sableux.
Enfin la pompe assèche le puits par son débit en 30 mn et il faut plus d’une heure pour qu’il retrouve son niveau initial. Car le puits n’est pas assez profonds ce qui a pour conséquence qu’il n’y a plus d’eau de mars à mai. C’est un facteur limitant supplémentaire car si on peut produire de septembre à février des choux, carottes, gombos oignons... on peut produire tomates, aubergines, oseille...toute l’année.

Entretien avec Rasmané :
Il est le premier à nous avoir informé des quelques tensions avec les animateurs qu’il trouve un peu exigeants « quand quelqu’un te lave le dos, il faut que tu te laves le ventre, ne pas attendre que quelqu’un le fasse à ta place ».
Le travail du sol, les alvéoles sont réalisés par les gens du village. Du fumier a été apporté en début de culture aux frais de Rasmané. Les animateurs suivent la culture du semis et de la plantation jusqu’à la récolte.
Le produit du jardin revient aux animateurs déduction faite des frais engagés et avancés par l’association.
Pour répondre au problème du puits il propose de creuser un deuxième puits.

Entretien avec l’Abbé Nicolas :

Nous avons pu rencontrer cette personnalité attachante et très respectée par ce qu’il se trouve que dans le colis de KOKOPELLI il y avait une liste de correspondants sur laquelle son nom figurait. En fait il avait juste reçu des semences de cette association sans pouvoir conduire d’expérimentation sérieuse avec des agriculteurs. Il nous a reçu très aimablement et son entretien nous a éclairés sur quelques points.
Il pense que l’activité la plus rémunératrice du Centre doit être la pharmacie. L’animatrice du CREN devrait être payée par la population indépendamment du COGES. Mais le revenu rural est trop bas pour cela. Il pense que la mine peut apporter un niveau de vie supérieur permettant aux habitants de financer le CREN. Et au passage il nous indique qu’un salaire animateur CREN en ville, étant le salaire le plus bas des spécialités du Centre, se situe aux environs de 30 à 40 000 f par mois.
Ainsi même si le jardin et les ruches peuvent apporter un complément de revenu ils ne peuvent sans doute pas permettre de couvrir la totalité de la rémunération des animateurs.
Il faudrait selon lui trouver un financement complémentaire des auxiliaires du centre du côté de l’état ou de la mine ou des deux.

Entretien avec Idrissa YAGO :

Il est technicien agricole du ministère de l’agriculture, a fait plusieurs stages en France. Il est à la retraite depuis août 2009 et se déclare prêt à nous aider sans que nous abordions la question qui fâche.
Après discussion nous convenons qu’il pourrait intervenir sur deux axes :
-conseiller le choix des cultures et leur conduite par rapport aux potentialités du marché pour le jardin communautaire.
-apporter un conseil sur l’expérimentation des graines de KOKOPELLI en faisant une réunion préliminaire avec les agriculteurs proposés par Rasmané pour définir le calendrier cultural, le suivi des cultures, dresser le bilan.

 

Réunion commune avec Rasmané et les animateurs :

Motopompe : elle va être révisée pour diminuer sa consommation, il faut rallonger de deux mètres le tube d’amenée ou le remplacer
Puits : il faut le surcreuser plutôt qu’en construire un nouveau et éventuellement étudier la possibilité de mettre un réservoir surélevé
Les charges : les charges opérationnelles sont déduites du produit mais l’association peut faire l’avance si le jardinier demande des produits
Portail : il faut mettre un groom pour que le portail soit toujours fermé.
Aspersion : un type d’irrigation à étudier avec un matériel simple.
Traitement : acheter un pluvérisateur : coût 25 000 f selon Rasmané.

 

L’équipement du Centre en panneaux photovoltaïques

Le montant prévu pour l’installation de panneaux photovoltaïques afin d’éclairer la maternité ( 4 ampoules : 3 intérieures, et une extérieur), soit 1350 euros (asso-tchéné + Peuples-So) a été confié au Cogès de Perkouan, qu’on a mis en relation avec l’entreprise retenue pour mettre en œuvre l’installation, ce qui doit être fait aujourd’hui.
Il faudra compléter cette installation par l’éclairage de la Consultation, ainsi que du logement de l’infirmier.
Le financement est à rechercher du côté d’Electriciens sans frontières, selon ce qui a été proposé lors de la réu de Décembre 2009


Le volet-théâtre

Malgré l’absence de Jean et Mireille qui ont dû reprendre l’avion à cause du décès du papa de Jean, on a pu poser les premiers jalons du projet. En particulier, le groupe de théâtre concerné par le projet, nous a proposé une représentation complète de la pièce grâce à laquelle ils ont été sélectionnés en compétition nationale pour les journées de la Culture en Mars à Bobo-Dioulasso, et qu’ils travaillent actuellement. Elle a été présentée devant un public d’amis réunis pour la circonstance, et a donné lieu à une petite fête pour consacrer le départ du projet.
On leur a également transmis la proposition de Vincent Siano (Directeur du TRAC de Beaumes de Venise) de préparer, dans le cadre d’une éventuelle rencontre avec eux, un travail autour du thème des masques, ce qui a été accepté avec enthousiasme par le metteur en scène, Bruno. ( voir projet Vincent Siano).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kinkianly


Fonctionnement :

L’activité Couture du Centre Artisanal, rebaptisé désormais FAK (Fondation Artisanale de Kinkianly) a fonctionné correctement en Octobre Novembre et Décembre. Mais l’animateur Tanguy est sorti du dispositif, il a été remplacé par Larissa, qui ne sera pas animatrice à part entière, parce qu’elle n’est pas suffisamment qualifiée. Elle surveillera les travaux donnés par Josy et Mme Soubaïga les jours précédents.
Les élèves sont au nombre de 12 ou 13 actuellement.
La difficulté pour faire rentrer le montant de l’inscription, demeure, même si c’est un peu + facile depuis l’arrivée de Madame Soubaïga.

L’activité Dessin-Peinture a repris en Décembre seulement, l’animateur Sam n’ayant pas été disponible jusque là. Les inscriptions ne font que commencer, on attend un peu avant d’avancer le nombre total.

Le matériel de peinture envoyé par Constellation a été remis à Tessert. Le matériel complémentaire, ainsi qu’une grande partie du matériel nécessaire pour les teintures et les batiks ont été achetés en notre présence. Des tables et des chaises complémentaires ont été commandés pour l’activité dessin.

Une expo des travaux réalisés au Centre (dessin-peinture, couture, batiks et bogolans)) est en préparation à l’occasion de la Semaine des fruits et légumes, organisée à Réo pour le mois de février. Le Centre disposera d’un grand stand, et devrait gagner une bonne visibilité afin d’attirer de nouveaux participants

Pour l’instant l’activité alphabétisation n’a pas encore repris, faute d’animateur bénévole.

Une rencontre a eu lieu avec la trésorière, Esther Bamony, Tessert, et moi. Le nouveau dispositif (2 comptabilités séparées, pour Peuples Solidaires et Constellation), ainsi que le passage obligé par la trésorière pour toute dépense concernant les activités semble opérationnel. La trésorière de proximité, Joséphine, est désormais chargée du budget des dépenses sur place (gardien, carburant), ainsi que de l’activité de sensibilisation.

A suivre donc, mais aujourd’hui, on peut être raisonnablement optimiste..


Extension du Centre


Etat du projet d’extension du Centre Artisanal de Kinkianly.
Christian a pris des contacts sur Koudougou, Ouaga et Boromo afin de trouver les personnes susceptibles d’assurer la réalisation et le suivi du chantier concerné par la technique de la voûte nubienne.
La visite de chantiers mettant en pratique la « voûte nubienne », au Mali en particulier, ont permis de cerner les problématiques de cette technique qui commence à se développer en Afrique, mais qui comporte un certain nombre de problèmes à résoudre, en particulier l’entretien des bâtiments, sans lequel ceux-ci se dégradent rapidement.

Le démarrage du chantier est prévu pour Octobre 2010.
A ce jour, nous disposons de 7000 euros pour la réalisation de l’ensemble du chantier.

Prochaine réunion le 9 février chez Jeannine
Séjour Burkina Décembre 2009-Janvier 2010


Perkouan


Jacques, Brigitte, Christian

 


Bilan de l’ Activité du Centre Sanitaire de Perkouan Du 15 Septembre 2009 au20 Novembre 2009 (réunion du Coges le 7 Janvier)


Dernier Rapport du Commissaire aux Comptes du Coges (Comité de Gestion)

Recettes

Accouchements : 68
Consultations : 151
Hospitalisations : 11
Inspections : 16

Total : 82 900 FCFA

Dépenses

Motivations animateurs
Divers

Total : 110 000 FCFA Déficit : 27 100 FCFA


Pharmacie

Achat médicaments : 629 320 FCFA

Vente médicaments : 343 270 FCFA Bénéfice : 286 050 FCFA


Conclusion :

Le déficit chronique du fonctionnement qui oblige à creuser dans le bénéfice des médicaments, perdure. La situation n’évoluera que lorsque le jardin et les ruches communautaires seront devenus véritablement rentables (voir les Compte-rendus spécifiques).
C’est la motivation des animateurs qui reste de ce fait le maillon faible du dispositif : ils sont très peu payés alors qu’ils sont présents au Centre à tout moment, ce sont eux qui arrosent le jardin, en + de leur activité au Centre, et ils se plaignent, forcément. Le Cogès leur demande de patienter et de ne pas se décourager, en attendant les résultats du jardin et des ruches.


Le jardin communautaire (Jacques)


Le jardin communautaire a été demandé par l’Association pour le Développement de Perkouan, afin de générer les revenus nécessaires au salaire des animateurs du Centre Sanitaire et Social (construit avec le concours de Peuples Solidaires-Avignon et du Conseil Général, de l’association Asso-Tchéné et de dons privés ).
Une fois la construction réalisée , un infirmier a été nommé par l’administration de la santé. Quatre animateurs ,recrutés par l’Association de Perkouan, l’assistent:
- l’accoucheuse Pascaline KAYANA
- l’aide accoucheuse ( qui est formée par l’accoucheuse pour prendre sa suite) Chantal KAMOUNI
- l’aide infirmier qui fait également office de jardinier Baya BADO
- le « pharmacien » Marie KANFOLE
- l’animatrice CREEN Exona TAYALA
Nous avons eu plusieurs entretiens avec les animateurs, avec Rasmané OUANDO Président de l’association pour le développement de Perkoa, l’abbé NICOLAS correspondant KOKOPELLI sur Réo, Idrissa YAGO technicien agricole de Réo récemment retraité, Adama BARRY Directeur Général de NANTOU Mining limited basé à OUAGADOUGOU.
Ces entretiens ont été conduits séparément, notamment celui avec les animateurs car il y a actuellement une tension entre ces derniers et les représentants de l’association, à propos de leur salaire, très bas

Le jardin :
De section carrée, grillagé sur son pourtour avec un portail du côté du Centre sanitaire, et un puits du côté opposé. Il a une superficie de 900 m2 et est actuellement planté en oignons comme tous les jardins de Perkoa.
Entretien avec les animateurs :

La pompe consomme trop d’essence, environ un litre par heure . L’essence coûte 750 F le litre soit plus d’un € . Les animateurs sont donc obligés d’arroser à la main soit 1h30 matin et soir à quatre personnes.
Ils n’ont pas d’engrais pour favoriser la pousse des oignons.
Le tuyau d’amenée d’eau est trop court d’environ 2ml.Les horaires de travail au centre sont de 7,30 à 12,30 le matin et de 15,30 à 17,30 l’après midi. L’arrosage se fait donc pendant les heures de travail et les animateurs se plaignent de ne plus être aidés par la moto pompe.
« Nous n’avons pas eu d’engrais, pas d’insecticide, c’est dur d’être du matin au soir, on n’est pas payé, on touche 5000 f par mois ».

D’autre part les femmes qui ont besoin d’eau pour le Centre et notamment la maternité, laissent fréquemment le portail du jardin ouvert. Les animaux ( chèvres, moutons) entrent et mangent les pousses des cultures.

L’estimation de la récolte d’oignons :
On pourrait lever 15 sacs de 50 kg la 1ere quinzaine de janvier qui pourrait se vendre au cours actuel de 9000 f le sac.
Il faudra déduire les frais de récolte, l’engrais, les traitements,le coût de l’arrosage. A propos de ce dernier poste il est clair qu’avec la consommation actuelle de la moto pompe l’arrosage reviendrait à un coût exorbitant. De la plantation à la récolte, il faut compter trois mois, soit 90 jours de culture. Si on utilise un litre d’essence par jour à 750 F le litre on arrive à un total de 67500 f. 15 sacs à 9000 francs font 135000 francs. L’arrosage dans ces conditions revient à la moitié du produit, ce qui est prohibitif.

La plantation se fait début décembre et la récolte fin mars. Très bien valorisée mais très chère à produire car il y a de nombreux ravageurs sur cette culture qui nécessite beaucoup de soins et de traitements.
Les oignons sont très bien valorisés en novembre début décembre de l’ordre de 20 000 f le sac. Mais ce n’est pas possible de produire cette culture plus tôt car il y a trop d’humidité et les sols de Perkoa sont trop argileux, il faut des sols drainants, sableux.
Enfin la pompe assèche le puits par son débit en 30 mn et il faut plus d’une heure pour qu’il retrouve son niveau initial. Car le puits n’est pas assez profonds ce qui a pour conséquence qu’il n’y a plus d’eau de mars à mai. C’est un facteur limitant supplémentaire car si on peut produire de septembre à février des choux, carottes, gombos oignons... on peut produire tomates, aubergines, oseille...toute l’année.

Entretien avec Rasmané :
Il est le premier à nous avoir informé des quelques tensions avec les animateurs qu’il trouve un peu exigeants « quand quelqu’un te lave le dos, il faut que tu te laves le ventre, ne pas attendre que quelqu’un le fasse à ta place ».
Le travail du sol, les alvéoles sont réalisés par les gens du village. Du fumier a été apporté en début de culture aux frais de Rasmané. Les animateurs suivent la culture du semis et de la plantation jusqu’à la récolte.
Le produit du jardin revient aux animateurs déduction faite des frais engagés et avancés par l’association.
Pour répondre au problème du puits il propose de creuser un deuxième puits.

Entretien avec l’Abbé Nicolas :

Nous avons pu rencontrer cette personnalité attachante et très respectée par ce qu’il se trouve que dans le colis de KOKOPELLI il y avait une liste de correspondants sur laquelle son nom figurait. En fait il avait juste reçu des semences de cette association sans pouvoir conduire d’expérimentation sérieuse avec des agriculteurs. Il nous a reçu très aimablement et son entretien nous a éclairés sur quelques points.
Il pense que l’activité la plus rémunératrice du Centre doit être la pharmacie. L’animatrice du CREN devrait être payée par la population indépendamment du COGES. Mais le revenu rural est trop bas pour cela. Il pense que la mine peut apporter un niveau de vie supérieur permettant aux habitants de financer le CREN. Et au passage il nous indique qu’un salaire animateur CREN en ville, étant le salaire le plus bas des spécialités du Centre, se situe aux environs de 30 à 40 000 f par mois.
Ainsi même si le jardin et les ruches peuvent apporter un complément de revenu ils ne peuvent sans doute pas permettre de couvrir la totalité de la rémunération des animateurs.
Il faudrait selon lui trouver un financement complémentaire des auxiliaires du centre du côté de l’état ou de la mine ou des deux.

Entretien avec Idrissa YAGO :

Il est technicien agricole du ministère de l’agriculture, a fait plusieurs stages en France. Il est à la retraite depuis août 2009 et se déclare prêt à nous aider sans que nous abordions la question qui fâche.
Après discussion nous convenons qu’il pourrait intervenir sur deux axes :
-conseiller le choix des cultures et leur conduite par rapport aux potentialités du marché pour le jardin communautaire.
-apporter un conseil sur l’expérimentation des graines de KOKOPELLI en faisant une réunion préliminaire avec les agriculteurs proposés par Rasmané pour définir le calendrier cultural, le suivi des cultures, dresser le bilan.

 

Réunion commune avec Rasmané et les animateurs :

Motopompe : elle va être révisée pour diminuer sa consommation, il faut rallonger de deux mètres le tube d’amenée ou le remplacer
Puits : il faut le surcreuser plutôt qu’en construire un nouveau et éventuellement étudier la possibilité de mettre un réservoir surélevé
Les charges : les charges opérationnelles sont déduites du produit mais l’association peut faire l’avance si le jardinier demande des produits
Portail : il faut mettre un groom pour que le portail soit toujours fermé.
Aspersion : un type d’irrigation à étudier avec un matériel simple.
Traitement : acheter un pluvérisateur : coût 25 000 f selon Rasmané.

 

L’équipement du Centre en panneaux photovoltaïques

Le montant prévu pour l’installation de panneaux photovoltaïques afin d’éclairer la maternité ( 4 ampoules : 3 intérieures, et une extérieur), soit 1350 euros (asso-tchéné + Peuples-So) a été confié au Cogès de Perkouan, qu’on a mis en relation avec l’entreprise retenue pour mettre en œuvre l’installation, ce qui doit être fait aujourd’hui.
Il faudra compléter cette installation par l’éclairage de la Consultation, ainsi que du logement de l’infirmier.
Le financement est à rechercher du côté d’Electriciens sans frontières, selon ce qui a été proposé lors de la réu de Décembre 2009


Le volet-théâtre

Malgré l’absence de Jean et Mireille qui ont dû reprendre l’avion à cause du décès du papa de Jean, on a pu poser les premiers jalons du projet. En particulier, le groupe de théâtre concerné par le projet, nous a proposé une représentation complète de la pièce grâce à laquelle ils ont été sélectionnés en compétition nationale pour les journées de la Culture en Mars à Bobo-Dioulasso, et qu’ils travaillent actuellement. Elle a été présentée devant un public d’amis réunis pour la circonstance, et a donné lieu à une petite fête pour consacrer le départ du projet.
On leur a également transmis la proposition de Vincent Siano (Directeur du TRAC de Beaumes de Venise) de préparer, dans le cadre d’une éventuelle rencontre avec eux, un travail autour du thème des masques, ce qui a été accepté avec enthousiasme par le metteur en scène, Bruno. ( voir projet Vincent Siano).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kinkianly


Fonctionnement :

L’activité Couture du Centre Artisanal, rebaptisé désormais FAK (Fondation Artisanale de Kinkianly) a fonctionné correctement en Octobre Novembre et Décembre. Mais l’animateur Tanguy est sorti du dispositif, il a été remplacé par Larissa, qui ne sera pas animatrice à part entière, parce qu’elle n’est pas suffisamment qualifiée. Elle surveillera les travaux donnés par Josy et Mme Soubaïga les jours précédents.
Les élèves sont au nombre de 12 ou 13 actuellement.
La difficulté pour faire rentrer le montant de l’inscription, demeure, même si c’est un peu + facile depuis l’arrivée de Madame Soubaïga.

L’activité Dessin-Peinture a repris en Décembre seulement, l’animateur Sam n’ayant pas été disponible jusque là. Les inscriptions ne font que commencer, on attend un peu avant d’avancer le nombre total.

Le matériel de peinture envoyé par Constellation a été remis à Tessert. Le matériel complémentaire, ainsi qu’une grande partie du matériel nécessaire pour les teintures et les batiks ont été achetés en notre présence. Des tables et des chaises complémentaires ont été commandés pour l’activité dessin.

Une expo des travaux réalisés au Centre (dessin-peinture, couture, batiks et bogolans)) est en préparation à l’occasion de la Semaine des fruits et légumes, organisée à Réo pour le mois de février. Le Centre disposera d’un grand stand, et devrait gagner une bonne visibilité afin d’attirer de nouveaux participants

Pour l’instant l’activité alphabétisation n’a pas encore repris, faute d’animateur bénévole.

Une rencontre a eu lieu avec la trésorière, Esther Bamony, Tessert, et moi. Le nouveau dispositif (2 comptabilités séparées, pour Peuples Solidaires et Constellation), ainsi que le passage obligé par la trésorière pour toute dépense concernant les activités semble opérationnel. La trésorière de proximité, Joséphine, est désormais chargée du budget des dépenses sur place (gardien, carburant), ainsi que de l’activité de sensibilisation.

A suivre donc, mais aujourd’hui, on peut être raisonnablement optimiste..


Extension du Centre


Etat du projet d’extension du Centre Artisanal de Kinkianly.
Christian a pris des contacts sur Koudougou, Ouaga et Boromo afin de trouver les personnes susceptibles d’assurer la réalisation et le suivi du chantier concerné par la technique de la voûte nubienne.
La visite de chantiers mettant en pratique la « voûte nubienne », au Mali en particulier, ont permis de cerner les problématiques de cette technique qui commence à se développer en Afrique, mais qui comporte un certain nombre de problèmes à résoudre, en particulier l’entretien des bâtiments, sans lequel ceux-ci se dégradent rapidement.

Le démarrage du chantier est prévu pour Octobre 2010.
A ce jour, nous disposons de 7000 euros pour la réalisation de l’ensemble du chantier.

Prochaine réunion le 9 février chez Jeannine
 

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Perkouan


Jacques, Brigitte, Christian

 


Bilan de l’ Activité du Centre Sanitaire de Perkouan Du 15 Septembre 2009 au20 Novembre 2009 (réunion du Coges le 7 Janvier)


Dernier Rapport du Commissaire aux Comptes du Coges (Comité de Gestion)

Recettes

Accouchements : 68
Consultations : 151
Hospitalisations : 11
Inspections : 16

Total : 82 900 FCFA

Dépenses

Motivations animateurs
Divers

Total : 110 000 FCFA Déficit : 27 100 FCFA


Pharmacie

Achat médicaments : 629 320 FCFA

Vente médicaments : 343 270 FCFA Bénéfice : 286 050 FCFA


Conclusion :

Le déficit chronique du fonctionnement qui oblige à creuser dans le bénéfice des médicaments, perdure. La situation n’évoluera que lorsque le jardin et les ruches communautaires seront devenus véritablement rentables (voir les Compte-rendus spécifiques).
C’est la motivation des animateurs qui reste de ce fait le maillon faible du dispositif : ils sont très peu payés alors qu’ils sont présents au Centre à tout moment, ce sont eux qui arrosent le jardin, en + de leur activité au Centre, et ils se plaignent, forcément. Le Cogès leur demande de patienter et de ne pas se décourager, en attendant les résultats du jardin et des ruches.


Le jardin communautaire (Jacques)


Le jardin communautaire a été demandé par l’Association pour le Développement de Perkouan, afin de générer les revenus nécessaires au salaire des animateurs du Centre Sanitaire et Social (construit avec le concours de Peuples Solidaires-Avignon et du Conseil Général, de l’association Asso-Tchéné et de dons privés ).
Une fois la construction réalisée , un infirmier a été nommé par l’administration de la santé. Quatre animateurs ,recrutés par l’Association de Perkouan, l’assistent:
- l’accoucheuse Pascaline KAYANA
- l’aide accoucheuse ( qui est formée par l’accoucheuse pour prendre sa suite) Chantal KAMOUNI
- l’aide infirmier qui fait également office de jardinier Baya BADO
- le « pharmacien » Marie KANFOLE
- l’animatrice CREEN Exona TAYALA
Nous avons eu plusieurs entretiens avec les animateurs, avec Rasmané OUANDO Président de l’association pour le développement de Perkoa, l’abbé NICOLAS correspondant KOKOPELLI sur Réo, Idrissa YAGO technicien agricole de Réo récemment retraité, Adama BARRY Directeur Général de NANTOU Mining limited basé à OUAGADOUGOU.
Ces entretiens ont été conduits séparément, notamment celui avec les animateurs car il y a actuellement une tension entre ces derniers et les représentants de l’association, à propos de leur salaire, très bas

Le jardin :
De section carrée, grillagé sur son pourtour avec un portail du côté du Centre sanitaire, et un puits du côté opposé. Il a une superficie de 900 m2 et est actuellement planté en oignons comme tous les jardins de Perkoa.
Entretien avec les animateurs :

La pompe consomme trop d’essence, environ un litre par heure . L’essence coûte 750 F le litre soit plus d’un € . Les animateurs sont donc obligés d’arroser à la main soit 1h30 matin et soir à quatre personnes.
Ils n’ont pas d’engrais pour favoriser la pousse des oignons.
Le tuyau d’amenée d’eau est trop court d’environ 2ml.Les horaires de travail au centre sont de 7,30 à 12,30 le matin et de 15,30 à 17,30 l’après midi. L’arrosage se fait donc pendant les heures de travail et les animateurs se plaignent de ne plus être aidés par la moto pompe.
« Nous n’avons pas eu d’engrais, pas d’insecticide, c’est dur d’être du matin au soir, on n’est pas payé, on touche 5000 f par mois ».

D’autre part les femmes qui ont besoin d’eau pour le Centre et notamment la maternité, laissent fréquemment le portail du jardin ouvert. Les animaux ( chèvres, moutons) entrent et mangent les pousses des cultures.

L’estimation de la récolte d’oignons :
On pourrait lever 15 sacs de 50 kg la 1ere quinzaine de janvier qui pourrait se vendre au cours actuel de 9000 f le sac.
Il faudra déduire les frais de récolte, l’engrais, les traitements,le coût de l’arrosage. A propos de ce dernier poste il est clair qu’avec la consommation actuelle de la moto pompe l’arrosage reviendrait à un coût exorbitant. De la plantation à la récolte, il faut compter trois mois, soit 90 jours de culture. Si on utilise un litre d’essence par jour à 750 F le litre on arrive à un total de 67500 f. 15 sacs à 9000 francs font 135000 francs. L’arrosage dans ces conditions revient à la moitié du produit, ce qui est prohibitif.

La plantation se fait début décembre et la récolte fin mars. Très bien valorisée mais très chère à produire car il y a de nombreux ravageurs sur cette culture qui nécessite beaucoup de soins et de traitements.
Les oignons sont très bien valorisés en novembre début décembre de l’ordre de 20 000 f le sac. Mais ce n’est pas possible de produire cette culture plus tôt car il y a trop d’humidité et les sols de Perkoa sont trop argileux, il faut des sols drainants, sableux.
Enfin la pompe assèche le puits par son débit en 30 mn et il faut plus d’une heure pour qu’il retrouve son niveau initial. Car le puits n’est pas assez profonds ce qui a pour conséquence qu’il n’y a plus d’eau de mars à mai. C’est un facteur limitant supplémentaire car si on peut produire de septembre à février des choux, carottes, gombos oignons... on peut produire tomates, aubergines, oseille...toute l’année.

Entretien avec Rasmané :
Il est le premier à nous avoir informé des quelques tensions avec les animateurs qu’il trouve un peu exigeants « quand quelqu’un te lave le dos, il faut que tu te laves le ventre, ne pas attendre que quelqu’un le fasse à ta place ».
Le travail du sol, les alvéoles sont réalisés par les gens du village. Du fumier a été apporté en début de culture aux frais de Rasmané. Les animateurs suivent la culture du semis et de la plantation jusqu’à la récolte.
Le produit du jardin revient aux animateurs déduction faite des frais engagés et avancés par l’association.
Pour répondre au problème du puits il propose de creuser un deuxième puits.

Entretien avec l’Abbé Nicolas :

Nous avons pu rencontrer cette personnalité attachante et très respectée par ce qu’il se trouve que dans le colis de KOKOPELLI il y avait une liste de correspondants sur laquelle son nom figurait. En fait il avait juste reçu des semences de cette association sans pouvoir conduire d’expérimentation sérieuse avec des agriculteurs. Il nous a reçu très aimablement et son entretien nous a éclairés sur quelques points.
Il pense que l’activité la plus rémunératrice du Centre doit être la pharmacie. L’animatrice du CREN devrait être payée par la population indépendamment du COGES. Mais le revenu rural est trop bas pour cela. Il pense que la mine peut apporter un niveau de vie supérieur permettant aux habitants de financer le CREN. Et au passage il nous indique qu’un salaire animateur CREN en ville, étant le salaire le plus bas des spécialités du Centre, se situe aux environs de 30 à 40 000 f par mois.
Ainsi même si le jardin et les ruches peuvent apporter un complément de revenu ils ne peuvent sans doute pas permettre de couvrir la totalité de la rémunération des animateurs.
Il faudrait selon lui trouver un financement complémentaire des auxiliaires du centre du côté de l’état ou de la mine ou des deux.

Entretien avec Idrissa YAGO :

Il est technicien agricole du ministère de l’agriculture, a fait plusieurs stages en France. Il est à la retraite depuis août 2009 et se déclare prêt à nous aider sans que nous abordions la question qui fâche.
Après discussion nous convenons qu’il pourrait intervenir sur deux axes :
-conseiller le choix des cultures et leur conduite par rapport aux potentialités du marché pour le jardin communautaire.
-apporter un conseil sur l’expérimentation des graines de KOKOPELLI en faisant une réunion préliminaire avec les agriculteurs proposés par Rasmané pour définir le calendrier cultural, le suivi des cultures, dresser le bilan.

 

Réunion commune avec Rasmané et les animateurs :

Motopompe : elle va être révisée pour diminuer sa consommation, il faut rallonger de deux mètres le tube d’amenée ou le remplacer
Puits : il faut le surcreuser plutôt qu’en construire un nouveau et éventuellement étudier la possibilité de mettre un réservoir surélevé
Les charges : les charges opérationnelles sont déduites du produit mais l’association peut faire l’avance si le jardinier demande des produits
Portail : il faut mettre un groom pour que le portail soit toujours fermé.
Aspersion : un type d’irrigation à étudier avec un matériel simple.
Traitement : acheter un pluvérisateur : coût 25 000 f selon Rasmané.

 

L’équipement du Centre en panneaux photovoltaïques

Le montant prévu pour l’installation de panneaux photovoltaïques afin d’éclairer la maternité ( 4 ampoules : 3 intérieures, et une extérieur), soit 1350 euros (asso-tchéné + Peuples-So) a été confié au Cogès de Perkouan, qu’on a mis en relation avec l’entreprise retenue pour mettre en œuvre l’installation, ce qui doit être fait aujourd’hui.
Il faudra compléter cette installation par l’éclairage de la Consultation, ainsi que du logement de l’infirmier.
Le financement est à rechercher du côté d’Electriciens sans frontières, selon ce qui a été proposé lors de la réu de Décembre 2009


Le volet-théâtre

Malgré l’absence de Jean et Mireille qui ont dû reprendre l’avion à cause du décès du papa de Jean, on a pu poser les premiers jalons du projet. En particulier, le groupe de théâtre concerné par le projet, nous a proposé une représentation complète de la pièce grâce à laquelle ils ont été sélectionnés en compétition nationale pour les journées de la Culture en Mars à Bobo-Dioulasso, et qu’ils travaillent actuellement. Elle a été présentée devant un public d’amis réunis pour la circonstance, et a donné lieu à une petite fête pour consacrer le départ du projet.
On leur a également transmis la proposition de Vincent Siano (Directeur du TRAC de Beaumes de Venise) de préparer, dans le cadre d’une éventuelle rencontre avec eux, un travail autour du thème des masques, ce qui a été accepté avec enthousiasme par le metteur en scène, Bruno. ( voir projet Vincent Siano).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kinkianly


Fonctionnement :

L’activité Couture du Centre Artisanal, rebaptisé désormais FAK (Fondation Artisanale de Kinkianly) a fonctionné correctement en Octobre Novembre et Décembre. Mais l’animateur Tanguy est sorti du dispositif, il a été remplacé par Larissa, qui ne sera pas animatrice à part entière, parce qu’elle n’est pas suffisamment qualifiée. Elle surveillera les travaux donnés par Josy et Mme Soubaïga les jours précédents.
Les élèves sont au nombre de 12 ou 13 actuellement.
La difficulté pour faire rentrer le montant de l’inscription, demeure, même si c’est un peu + facile depuis l’arrivée de Madame Soubaïga.

L’activité Dessin-Peinture a repris en Décembre seulement, l’animateur Sam n’ayant pas été disponible jusque là. Les inscriptions ne font que commencer, on attend un peu avant d’avancer le nombre total.

Le matériel de peinture envoyé par Constellation a été remis à Tessert. Le matériel complémentaire, ainsi qu’une grande partie du matériel nécessaire pour les teintures et les batiks ont été achetés en notre présence. Des tables et des chaises complémentaires ont été commandés pour l’activité dessin.

Une expo des travaux réalisés au Centre (dessin-peinture, couture, batiks et bogolans)) est en préparation à l’occasion de la Semaine des fruits et légumes, organisée à Réo pour le mois de février. Le Centre disposera d’un grand stand, et devrait gagner une bonne visibilité afin d’attirer de nouveaux participants

Pour l’instant l’activité alphabétisation n’a pas encore repris, faute d’animateur bénévole.

Une rencontre a eu lieu avec la trésorière, Esther Bamony, Tessert, et moi. Le nouveau dispositif (2 comptabilités séparées, pour Peuples Solidaires et Constellation), ainsi que le passage obligé par la trésorière pour toute dépense concernant les activités semble opérationnel. La trésorière de proximité, Joséphine, est désormais chargée du budget des dépenses sur place (gardien, carburant), ainsi que de l’activité de sensibilisation.

A suivre donc, mais aujourd’hui, on peut être raisonnablement optimiste..


Extension du Centre


Etat du projet d’extension du Centre Artisanal de Kinkianly.
Christian a pris des contacts sur Koudougou, Ouaga et Boromo afin de trouver les personnes susceptibles d’assurer la réalisation et le suivi du chantier concerné par la technique de la voûte nubienne.
La visite de chantiers mettant en pratique la « voûte nubienne », au Mali en particulier, ont permis de cerner les problématiques de cette technique qui commence à se développer en Afrique, mais qui comporte un certain nombre de problèmes à résoudre, en particulier l’entretien des bâtiments, sans lequel ceux-ci se dégradent rapidement.

Le démarrage du chantier est prévu pour Octobre 2010.
A ce jour, nous disposons de 7000 euros pour la réalisation de l’ensemble du chantier.


 


Perkouan


Jacques, Brigitte, Christian

 


Bilan de l’ Activité du Centre Sanitaire de Perkouan Du 15 Septembre 2009 au20 Novembre 2009 (réunion du Coges le 7 Janvier)


Dernier Rapport du Commissaire aux Comptes du Coges (Comité de Gestion)

Recettes

Accouchements : 68
Consultations : 151
Hospitalisations : 11
Inspections : 16

Total : 82 900 FCFA

Dépenses

Motivations animateurs
Divers

Total : 110 000 FCFA Déficit : 27 100 FCFA


Pharmacie

Achat médicaments : 629 320 FCFA

Vente médicaments : 343 270 FCFA Bénéfice : 286 050 FCFA


Conclusion :

Le déficit chronique du fonctionnement qui oblige à creuser dans le bénéfice des médicaments, perdure. La situation n’évoluera que lorsque le jardin et les ruches communautaires seront devenus véritablement rentables (voir les Compte-rendus spécifiques).
C’est la motivation des animateurs qui reste de ce fait le maillon faible du dispositif : ils sont très peu payés alors qu’ils sont présents au Centre à tout moment, ce sont eux qui arrosent le jardin, en + de leur activité au Centre, et ils se plaignent, forcément. Le Cogès leur demande de patienter et de ne pas se décourager, en attendant les résultats du jardin et des ruches.


Le jardin communautaire (Jacques)


Le jardin communautaire a été demandé par l’Association pour le Développement de Perkouan, afin de générer les revenus nécessaires au salaire des animateurs du Centre Sanitaire et Social (construit avec le concours de Peuples Solidaires-Avignon et du Conseil Général, de l’association Asso-Tchéné et de dons privés ).
Une fois la construction réalisée , un infirmier a été nommé par l’administration de la santé. Quatre animateurs ,recrutés par l’Association de Perkouan, l’assistent:
- l’accoucheuse Pascaline KAYANA
- l’aide accoucheuse ( qui est formée par l’accoucheuse pour prendre sa suite) Chantal KAMOUNI
- l’aide infirmier qui fait également office de jardinier Baya BADO
- le « pharmacien » Marie KANFOLE
- l’animatrice CREEN Exona TAYALA
Nous avons eu plusieurs entretiens avec les animateurs, avec Rasmané OUANDO Président de l’association pour le développement de Perkoa, l’abbé NICOLAS correspondant KOKOPELLI sur Réo, Idrissa YAGO technicien agricole de Réo récemment retraité, Adama BARRY Directeur Général de NANTOU Mining limited basé à OUAGADOUGOU.
Ces entretiens ont été conduits séparément, notamment celui avec les animateurs car il y a actuellement une tension entre ces derniers et les représentants de l’association, à propos de leur salaire, très bas

Le jardin :
De section carrée, grillagé sur son pourtour avec un portail du côté du Centre sanitaire, et un puits du côté opposé. Il a une superficie de 900 m2 et est actuellement planté en oignons comme tous les jardins de Perkoa.
Entretien avec les animateurs :

La pompe consomme trop d’essence, environ un litre par heure . L’essence coûte 750 F le litre soit plus d’un € . Les animateurs sont donc obligés d’arroser à la main soit 1h30 matin et soir à quatre personnes.
Ils n’ont pas d’engrais pour favoriser la pousse des oignons.
Le tuyau d’amenée d’eau est trop court d’environ 2ml.Les horaires de travail au centre sont de 7,30 à 12,30 le matin et de 15,30 à 17,30 l’après midi. L’arrosage se fait donc pendant les heures de travail et les animateurs se plaignent de ne plus être aidés par la moto pompe.
« Nous n’avons pas eu d’engrais, pas d’insecticide, c’est dur d’être du matin au soir, on n’est pas payé, on touche 5000 f par mois ».

D’autre part les femmes qui ont besoin d’eau pour le Centre et notamment la maternité, laissent fréquemment le portail du jardin ouvert. Les animaux ( chèvres, moutons) entrent et mangent les pousses des cultures.

L’estimation de la récolte d’oignons :
On pourrait lever 15 sacs de 50 kg la 1ere quinzaine de janvier qui pourrait se vendre au cours actuel de 9000 f le sac.
Il faudra déduire les frais de récolte, l’engrais, les traitements,le coût de l’arrosage. A propos de ce dernier poste il est clair qu’avec la consommation actuelle de la moto pompe l’arrosage reviendrait à un coût exorbitant. De la plantation à la récolte, il faut compter trois mois, soit 90 jours de culture. Si on utilise un litre d’essence par jour à 750 F le litre on arrive à un total de 67500 f. 15 sacs à 9000 francs font 135000 francs. L’arrosage dans ces conditions revient à la moitié du produit, ce qui est prohibitif.

La plantation se fait début décembre et la récolte fin mars. Très bien valorisée mais très chère à produire car il y a de nombreux ravageurs sur cette culture qui nécessite beaucoup de soins et de traitements.
Les oignons sont très bien valorisés en novembre début décembre de l’ordre de 20 000 f le sac. Mais ce n’est pas possible de produire cette culture plus tôt car il y a trop d’humidité et les sols de Perkoa sont trop argileux, il faut des sols drainants, sableux.
Enfin la pompe assèche le puits par son débit en 30 mn et il faut plus d’une heure pour qu’il retrouve son niveau initial. Car le puits n’est pas assez profonds ce qui a pour conséquence qu’il n’y a plus d’eau de mars à mai. C’est un facteur limitant supplémentaire car si on peut produire de septembre à février des choux, carottes, gombos oignons... on peut produire tomates, aubergines, oseille...toute l’année.

Entretien avec Rasmané :
Il est le premier à nous avoir informé des quelques tensions avec les animateurs qu’il trouve un peu exigeants « quand quelqu’un te lave le dos, il faut que tu te laves le ventre, ne pas attendre que quelqu’un le fasse à ta place ».
Le travail du sol, les alvéoles sont réalisés par les gens du village. Du fumier a été apporté en début de culture aux frais de Rasmané. Les animateurs suivent la culture du semis et de la plantation jusqu’à la récolte.
Le produit du jardin revient aux animateurs déduction faite des frais engagés et avancés par l’association.
Pour répondre au problème du puits il propose de creuser un deuxième puits.

Entretien avec l’Abbé Nicolas :

Nous avons pu rencontrer cette personnalité attachante et très respectée par ce qu’il se trouve que dans le colis de KOKOPELLI il y avait une liste de correspondants sur laquelle son nom figurait. En fait il avait juste reçu des semences de cette association sans pouvoir conduire d’expérimentation sérieuse avec des agriculteurs. Il nous a reçu très aimablement et son entretien nous a éclairés sur quelques points.
Il pense que l’activité la plus rémunératrice du Centre doit être la pharmacie. L’animatrice du CREN devrait être payée par la population indépendamment du COGES. Mais le revenu rural est trop bas pour cela. Il pense que la mine peut apporter un niveau de vie supérieur permettant aux habitants de financer le CREN. Et au passage il nous indique qu’un salaire animateur CREN en ville, étant le salaire le plus bas des spécialités du Centre, se situe aux environs de 30 à 40 000 f par mois.
Ainsi même si le jardin et les ruches peuvent apporter un complément de revenu ils ne peuvent sans doute pas permettre de couvrir la totalité de la rémunération des animateurs.
Il faudrait selon lui trouver un financement complémentaire des auxiliaires du centre du côté de l’état ou de la mine ou des deux.

Entretien avec Idrissa YAGO :

Il est technicien agricole du ministère de l’agriculture, a fait plusieurs stages en France. Il est à la retraite depuis août 2009 et se déclare prêt à nous aider sans que nous abordions la question qui fâche.
Après discussion nous convenons qu’il pourrait intervenir sur deux axes :
-conseiller le choix des cultures et leur conduite par rapport aux potentialités du marché pour le jardin communautaire.
-apporter un conseil sur l’expérimentation des graines de KOKOPELLI en faisant une réunion préliminaire avec les agriculteurs proposés par Rasmané pour définir le calendrier cultural, le suivi des cultures, dresser le bilan.

 

Réunion commune avec Rasmané et les animateurs :

Motopompe : elle va être révisée pour diminuer sa consommation, il faut rallonger de deux mètres le tube d’amenée ou le remplacer
Puits : il faut le surcreuser plutôt qu’en construire un nouveau et éventuellement étudier la possibilité de mettre un réservoir surélevé
Les charges : les charges opérationnelles sont déduites du produit mais l’association peut faire l’avance si le jardinier demande des produits
Portail : il faut mettre un groom pour que le portail soit toujours fermé.
Aspersion : un type d’irrigation à étudier avec un matériel simple.
Traitement : acheter un pluvérisateur : coût 25 000 f selon Rasmané.

 

L’équipement du Centre en panneaux photovoltaïques

Le montant prévu pour l’installation de panneaux photovoltaïques afin d’éclairer la maternité ( 4 ampoules : 3 intérieures, et une extérieur), soit 1350 euros (asso-tchéné + Peuples-So) a été confié au Cogès de Perkouan, qu’on a mis en relation avec l’entreprise retenue pour mettre en œuvre l’installation, ce qui doit être fait aujourd’hui.
Il faudra compléter cette installation par l’éclairage de la Consultation, ainsi que du logement de l’infirmier.
Le financement est à rechercher du côté d’Electriciens sans frontières, selon ce qui a été proposé lors de la réu de Décembre 2009


Le volet-théâtre

Malgré l’absence de Jean et Mireille qui ont dû reprendre l’avion à cause du décès du papa de Jean, on a pu poser les premiers jalons du projet. En particulier, le groupe de théâtre concerné par le projet, nous a proposé une représentation complète de la pièce grâce à laquelle ils ont été sélectionnés en compétition nationale pour les journées de la Culture en Mars à Bobo-Dioulasso, et qu’ils travaillent actuellement. Elle a été présentée devant un public d’amis réunis pour la circonstance, et a donné lieu à une petite fête pour consacrer le départ du projet.
On leur a é

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