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Compte-rendu mission Janvier 2009


Perkouan


Bilan Général


Construction du logement de l’infirmier


Le logement de l’infirmier, qui était la condition nécessaire (mais pas forcément suffisante…) pour obtenir la nomination d’un infirmier spécifique pour Perkouan, a donc été réalisé comme convenu, grâce au montage financier mis en place par notre association (pour mémoire : 1000 euros sur fonds de l’association + 1000 euros asso-tchéné + 1000 euros entreprise Moretti + 500 euros dons divers) . Le logement a été complété, hors devis, par un auvent qui en améliore sensiblement le confort. La construction est très soignée, bien finie, avec peintures vives. Il comporte une salle commune et 2 chambres. L‘ensemble est relativement spacieux et bénéficie du confort d’une « douche » intérieure.

 

Fonctionnement du Centre


Le COGES ( Comité de Gestion)
Le fonctionnement du Centre est géré par le COGES, organisme administratif élu par les villageois, et contrôlé par la Direction de la Santé.

Les animateurs (-trices) :

Charles, le « pharmacien », ayant trouvé un emploi à la mine, transmet ses compétences à Marie, l’animatrice du Cren.
Celle-ci, transmet ses compétences d’animatrice-Cren à Ezona Kayala, recrutée il y a 6 mois environ
L’Accoucheuse, Pascaline, se fait assister désormais par une nouvelle animatrice, Ezombié Kamouni, recrutée en même temps que l’aide-accoucheuse.

 

La maternité, le Cren et la Pharmacie fonctionnent, tandis que les consultations du Major de Bonyolo ne sont plus assurées qu’à intervalles très espacés.


La maternité :

Nombre d’accouchements depuis la dernière mission :

Juillet 2008 : 14
Août 2008 : 20
Septembre 2008 : 10
Octobre 2008 : 15
Novembre 2008 : 11
Décembre 2008 : 8

L’Accoucheuse ne rencontre pas de problème spécial par rapport aux accouchements.
Par contre, elle signale qu’elle loge en permanence au Centre désormais, et qu’elle aimerait bien disposer d’un logement personnel. Actuellement elle dort dans la Salle d’accueil des femmes en travail.

Le Cren :. L’activité du Cren est encore assez ralentie du fait de l’absence de consultations. La fréquentation est irrégulière, les femmes viennent consulter quand leur enfant va mal, puis ne reviennent plus. Donc, le plus souvent, ce ne sont pas les mêmes femmes qui viennent. Ce problème sera sans doute résolu par la présence de l’infirmier, et grâce à des sensibilisations sur le sujet.

Consultations Cren :

Juillet 2008 : 4 (saison des pluies + travaux des champs)
Août 2008 : 10
Septembre 2008 : 11
Octobre 2008 : 9
Novembre 2008 : 12
Décembre 2008 : 22

La pharmacie : l’activité, malgré l’absence de consultations de l’infirmier, fonctionne à peu près, grâce aux ordonnances prescrites à Bonyolo, et fournies au Centre. L’examen des Comptes fait apparaître un solde positif d’environ 150 000 FCFA.

Les sensibilisations : elles ont lieu de temps en temps.
Octobre 2008 : sensibilisation à propos de la fréquentation du Centre. Objectif : inciter les villageois à bénéficier des services de la Santé,
Novembre 2008 : sensibilisation à propos du Cren. Le mois suivant, les consultations ont doublé.

 

Perspectives

1) L’infirmier
Plusieurs rencontres ont eu lieu avec les différents acteurs concernés par le fonctionnement du Centre, en particulier :
Dieudonné Dabiré, le Major de Bonyolo dont dépend Perkouan,
Christophe Ouédraogo, maïeuticien et responsable administratif à la Direction de la Santé, qui a appuyé le projet depuis le début,
et enfin le Docteur Ouédraogo, Directeur de la Santé de la Province du Sanguié, remplaçant de Madame Drabo, partie en formation

L’enjeu de ces rencontres était la nomination d’un infirmier spécifique pour Perkouan.
Le départ de Madame Drabo a constitué une difficulté, dans la mesure où l’accord qu’elle avait donné pour cette nomination n’était qu’oral.
Heureusement le village a bénéficié de l’appui très efficace de Christophe et de Dieudonné, qui tous deux ont plaidé sa cause, et ont fait valoir la légitimité de la demande. Il a fallu encore souscrire à plusieurs exigences plus ou moins coûteuses, comme l’achat d’une cocotte-minute et d’un réchaud à gaz pour la stérilisation du matériel médical, ou encore la peinture de la salle d’accouchement avec une peinture blanche lavable, mais au final, comme il n’y avait pas volonté d’obstruction de la part de l’administration, mais seulement exigence par rapport à des normes sanitaires, l’accord a été donné, et comme nous étions précisément au moment des nominations, le Docteur Ouédraogo a affecté un agent de santé à Perkouan même.
Cet accord a été validé par la signature d’une convention tripartite entre La Direction de la Santé, l’ASUDSEP (L’association de Perkouan, notre partenaire) et l’Association Peuples Solidaires-Avignon. Un exemplaire original sera conservé par nous.

L’agent de Santé nouvellement nommé, s ‘appelle Adama ? , il est jeune mais pas totalement inexpérimenté, parce qu’il travaillait dans une clinique privée avant de réussir le Concours de l’Etat. A ce titre il a bénéficié de la formation des agents de Santé, en école spécialisée, pendant 3 ans. Il s’est montré très content de sa nomination, et s’est extasié devant le logement qui l’attendait !

2) le projet ruches :
Il est lancé depuis le séjour de René et Elisabeth. Rasmane semble très optimiste quant aux revenus qui pourront être générés par cette dotation. Il a été convenu que ce sujet ferait l’objet d’échanges par mail entre René et Rasmane, afin d’assurer le suivi de l’opération.

 

3) Le projet « jardin »

Il a été mis en route comme prévu. Les matériaux pour la réfection du puits ont été achetés, le matériel pour la clôture également, ainsi que le motopompe, avec ses accessoires. Les travaux vont commencer tout de suite, et il devrait être opérationnel pour l’arrivée des prochaines pluies !

4) La layette : 2 gros sacs de layette ont pu être acheminés jusqu’au village.
L’idée consiste à faire don de layette aux femmes qui font régulièrement le suivi maternel et infantile (avant et après la naissance), afin d’encourager fonctionnement. Cette idée s’est révélée très efficace, et assez facile à gérer concrètement .


Conclusion

A ce jour, la situation du Centre est encourageante. Si tout se passe comme prévu, notre rôle va devenir très gratifiant, en ce qu’il va consister essentiellement à optimiser le dispositif mis en place, et sans doute à développer le volet social du Centre (prévention, sensibilisation, éducation à la santé, «etc…). Cela devra faire l’objet de réflexion et de choix de la part de notre association

 

Le Centre Artisanal et artistique de Kinkianly

 

La construction : elle comporte désormais un bâtiment comprenant une salle « polyvalente » pour accueillir les différentes activités, et 2 ateliers construits avec le 2ème financement. Il reste à les crépir, et à damer le sol. Cela sera fait selon les techniques traditionnelles encore en usage au village , par les fermmes et à la main, avec de la bouse de vache fermentée.

L’équipement : le Centre artisanal est doté de
- 5 grandes tables avec leur banc respectif + 5 chaises.
- Une dizaine de machines à coudre, dont 3 à pédale, un générateur (asso-tchéné)
- tout le matériel nécessaire pour le dessin et la peinture (association Constellation),

Le fonctionnement :
Le Centre artisanal a ouvert ses portes le 8 Janvier 2009. Une réunion d’information a eu lieu sur place pour informer les villageois. Environ 25 personnes étaient présentes .
Les activités pratiquées seront dans un premier temps:
- La Couture
- Le dessin et la peinture + la Calligraphie
- La teinture (batiks et bogolans)
- Les cours adultes (apprentissage lecture et écriture + alphabétisation)
A terme, sont envisagés la sculpture et le bronze, ainsi que la sérigraphie

Une équipe a été mise en place pour le pilotage du Centre. Elle est ainsi constituée :

- le Président : Tessert Kinda
- la trésorière : Esther Bamony
- la trésorière-adjointe : Joséphine
- le coordonnateur : Ange
- le responsable de la communication : « Black »
- la responsable des activités + animatrice-couture : Josy
- le responsable technique : tessert Kinda
- les animateurs couture : Tanguy et Honoré
- l’animateur dessin-peinture + cours adultes : Sam

Le but du Centre artisanal étant uniquement social et non commercial, il a été mis en place un ensemble de dispositions destinées à générer des revenus afin de couvrir les dépenses de fonctionnement, essentiellement le carburant pour le groupe electrogène, et le matériel de couture ( tissus)
Tout d’abord, une contribution, modeste, est demandée pour l’inscription. Ensuite, il est envisagé d’organiser des événements festifs destinés à faire rentrer de l’argent.
Enfin, une plantation d’anacarniers (noix de cajou) a été créée, sur le budget du 2ème financement, dont les bénéfices iront au Centre. Mais il faudra attendre quelques années pour que cette plantation entre en production. En attendant, cela a un coût (arrosage, engrais etc…)

Conclusion

A ce jour, le Centre fonctionne et compte chaque jour de nouveaux inscrits. On s’est donné un délai d ‘un mois pour 1 premier bilan

Compte-rendu mission Septembre 2009

Perkouan

Le fonctionnement du Centre
La dernière réunion du Comité de Gestion du Centre (Coges) a eu lieu le15 sept 2009. Elle a fait apparaître une activité (maternité, consultations inspections des viandes, pharmacie) sur 6 mois, très satisfaisante :

Cependant , il demeure, dans le bilan financier,un léger déficit financier chronique, les dépenses excédant les recettes.

Les recettes comprennent :

-les accouchements,
- les consultations,
- la vente des médicaments,
- les inspections.

Les dépenses comprennent

-l’achat des médicaments,
- le défraiement ou motivation des animateurs bénévoles,
- les dépenses diverses (carburant, cartes tel…)

Le déficit est dû au coût que représente la motivation des animateurs , qui pourtant est infime en rapport de leur investissement.
Une discussion a eu lieu pour savoir s’il ne fallait pas envisager de réduire le nombre des animateurs, faute de pouvoir réduire le montant de leur motivation. Le Coges a refusé cette solution, car les animateurs st utiles, et constituent désormais une équipe solide autour de l’infirmier. Il faut donc trouver des revenus supplémentaires, ce qui est attendu d’une part des ruches, d’autre part du jardin communautaires ( cf + loin).

Les ruches et le Jardin communautaires

Cinq ruches avaient été installées par quartier . La première récolte doit avoir lieu en Novembre. Dans le quartier n°1 et n°2, les 5 ruches st presque pleines. Dans le quartier n°3, une seule ruche sur cinq est pleine, ce qui peut arriver en phase d’installation des ruches.
A ce stade, les ruches n’ont donc pas encore rapporté de bénéfice. Il est donc trop tôt pour faire le bilan de cette action.
Il en est de même du jardin. La première production a été le maïs. La récolte a été convenable mais n’a pas donné son maximum , pour la même raison que les ruches, phase de démarrage. Le produit a été distribué aux animateurs pour leur consommation personnelle. Par contre, pour la 2ème production , ont été choisis les ognons, qui se vendent en principe très bien. Cette campagne devrait rapporter un bénéfice + substantiel. A suivre…
Pour les campagnes suivantes, l’idée a été émise que nous, Peuples Solidaires, nous fournissions des semences ( choux, ognons, carottes, concombres, haricots verts, pommes de terre…), afin d’alléger l’investissement que cela représente (les semences sont très chères). L’idée serait que nous trouvions cela par un réseau solidaire, à imaginer. A débattre en réunion, donc…

Les besoins

Il demeure comme prioritaire, voire urgent, l’installation de panneaux solaires, afin que l’infirmier puisse travailler dans de bonnes conditions, la plupart des accouchements et de nombreuses consultations ayant lieu de nuit. Jusqu’à mon arrivée, il utilisait une lampe-torche coincée entre l’épaule et l’oreille… Aujourd’hui, il dispose d’une lampe à batterie rechargeable, qui peut être suspendue facilement (investissement Peuples-So), ce qui est déjà mieux.
Ensuite, le logement de l’accoucheuse, celle-ci occupant actuellement les locaux du CREN, dont l’activité est de ce fait en sommeil.

Un devis a été établi pour chacun de ces 2 investissements (voir ci-joint)

Layette et téléphones portables

La layette est donnée aux mamans qui viennent d’accoucher, à condition qu’elles aient fait toutes les visites prénatales. C’est une incitation pour amener les femmes à se faire suivre et à utiliser les services de santé. Jusqu’à présent, la collecte a été assez irrégulière Il faudrait donc que notre association organise la collecte , et en fasse le tri, afin de n’envoyer que des vêtements propres et de qualité convenable.
Les portables sont donnés aux différents acteurs ou responsables du Centre. Les besoins sont loin d’être couverts. Donc, là encore il faudrait que nous organisions la collecte, et le tri, pour ne pas envoyer là-bas des téléphones qui ne marchent plus.

Le micro-crédit

Le micro-crédit permet à des projets indivividuels d’être réalisés. C’est une bonne réponse, pour ceux, et surtout celles qui ont un projet nécessitant un investissement peu coûteux, mais au-dessus de leurs moyens.
Mais cela demande quelques procédures, qui ont besoin d’être appuyées. Notre association, dont la Fédération est affiliée à un organisme de micro-crédit, la COFIDES, a tout à fait vocation à mettre en place ce dispositif. A ce jour, 2 projets très pertinents, pourraient faire l’objet de ce type de financement.
Le sujet pourra être débattu en réunion.

Achat artisanat

La commande de paniers pour notre marché est lancée, ils seront achetés par le Centre aux vanniers, et nous seront revendus avec un petit bénéfice.
A finaliser au cours de la prochaine mission.

Conclusion

Pour conclure, on peut dire que le projet de Perkouan est abouti. Les besoins désormais relèvent de l’ajustement et du suivi de notre action. Aujourd’hui, les villageois sont très contents de leur Centre, ils adorent leur infirmier, qui dit avoir été dépassé par l’accueil qui lui a été réservé au village.


Kinkianly

Bilan d’activité

Une réunion de l’association « Tchéné » a eu lieu le 25 septembre, en présence de tous les acteurs du Centre. Voici la synthèse de cette rencontre.

Le Centre a fonctionné de Février à Juin 2009.
Les activités proposées ont été : la couture, le dessin et la peinture, les cours du soir (apprentissage de la lecture et de l’écriture)
Il y a eu 25 inscrits. En dessin-peinture, ils ont été jusqu’à 80 à participer sans être inscrits, cette activité étant gratuite.
Il y a eu au début 3 animateurs bénévoles pour la couture, puis seulement 2, Josy et Tanguy. L’activité avait lieu les Lundi, Mardi, Mercredi, et Jeudi matin. Les élèves étaient toutes des filles, entre 15 et 25 ans. Le prix de l’inscription est de 10 000FCFA (15 euros)
Pour le dessin-peinture, c’est Sam qui a assuré l’animation, les mêmes jours, l’après-midi. Les participants sont des enfants de tous âges. L’activité est gratuite.
Les cours du soir étaient assurés par un instituteur rémunéré. Ils avaient lieu après 18h tous les jours. Les participants étaient des adultes de tous âges. L’inscription à cette activité coûte 1000 FCFA (1,5 euros).

Les problèmes rencontrés ont été tout d’abord le déplacement des animateurs, Kinkianly se trouvant à environ 3 kms de Réo. En vélo, c’est loin et fatigant sous le soleil, surtout quand il y a crevaison et qu’il faut pousser le vélo à l’aller et au retour…
Ce problème est désormais résolu, puisqu’une moto a été achetée pour les animateurs.
L’autre problème, c’est la disponibilité des animateurs bénévoles : même si leur contribution est récompensée sous diverses formes, en particulier le soutien de leurs projets personnels ( aide pour la construction d’un atelier de couture pour josy, aide pour une expo de peinture pour Sam…), l’animation du Centre est prise sur leur temps professionnel, ce qui n’est pas facile pour eux. Il faudra dc, à terme, trouver dans le fonctionnement du Centre, de quoi les ‘’motiver’’.
Par ailleurs, il faut signaler que les grosses intempéries qui ont eu lieu début septembre ont littéralement balayé les 2 ateliers extérieurs, qui n’avaient pas été construits correctement. Il faudra envisager de les reconstruire, en les englobant dans le projet d’extension du Centre (projet Christian).
Les autres problèmes sont d’ordre financier (cf + loin).

Bilan financier

Le bilan financier fait apparaître un net déséquilibre , les recettes ne suffisant pas à couvrir les dépenses.

Les dépenses comprennent : .le salaire du gardien, le salaire de l’instituteur, le carburant pour le groupe electrogène, et désormais pour la moto, la maintenance des machines à coudre et du groupe, les fournitures pour les activités (hormis le dessin-peinture, pris en charge par l’association Constellation).

Les recettes comprennent uniquement les inscriptions. Théoriq
uement, cela devrait presque suffire à couvrir les besoins. Mais, ds la réalité, la plupart des
inscrits ne paient pas , ou en tout cas pas en totalité. Cela pour +sieurs raisons, en particulier pcq celle qui doit récupérer l’argent (Joséphine) appartient à la communauté, et ne peut dc imposer le règlement. On est en Afrique…
Pour résoudre ce problème, il a été convenu de faire entrer dans le dispositif, comme responsable des activités, une couturière de Réo, qui jouit d’une excellente réputation, et qui souhaitait vivement participer au projet. Elle s’appelle Madame Soubaïga. N’appartenent pas à la communauté locale (elle est d’une autre ethnie), elle aura beaucoup moins de difficultés à faire respecter les règles. Par ailleurs, elle animera et supervisera également l’activité couture. Cela soulagera Josy, qui est jeune, et pour qui la responsabilité était un peu trop lourde, alors qu’elle-même est en train de construire son avenir professionnel.

 

Perspectives

Les deux décisions importantes prises au cours de la réunion, à savoir l’achat de la moto, et l’arrivée de Madame Soubaïga permettent d’espérer que les problèmes de fonctionnement rencontrés l’année dernière vont être résolus.

Le projet d’extension n’aura de sens qu’autant que le Centre aura trouvé son équilibre de fonctionnement.

Conclusion

L’ex-enseignante que je suis ne peut s’empêcher de recourir aux vieilles formules, à savoir : Kinkianly : «assez bien, mais peut mieux faire »…
 

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